Au Maroc, les ventes de matériel d’irrigation devraient reculer d’environ 30 % cette année, selon l’agence Ecofin rapportant les données de l’Association marocaine de l’irrigation par aspersion et goutte à goutte (Amiag). La chaleur et la longue sécheresse pour la quatrième année consécutive en 2023 ont creusé le déficit pluviométrique de 27 % et « fait chuter les niveaux des réservoirs et des nappes phréatiques à des niveaux critiques ». Les mesures publiques pour rationner l’eau consommée par l’agriculture et prioriser l’eau potable expliquent aussi la situation. Selon les détails relayés par le quotidien local Medias24, cité par Ecofin, la dotation allouée aux grands périmètres irrigués à partir des barrages en 2022/2023 a été de 900 millions de mètres cubes, « soit 17 % du volume prévu dans les documents de planification à 5,3 milliards de mètres cubes », est-il expliqué. Des autorisations sont désormais nécessaires pour la réalisation de pompage d’eau dans le cadre de projets agricoles. « Dans certaines zones agricoles de Marrakech, cette autorisation n’est plus accordée. La région compte d’ailleurs plus de 200 sociétés en arrêt d’activité. Idem dans la région de Berrechid-Settat », indique l’Amiag. La zone de Marrakech est spécialisée dans les cultures céréalières, l’olive, les agrumes et l’élevage. Celle de Berrechid-Settat (Casablanca) représente 15 % de la production maraîchère nationale (oignons, tomates).
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Le 23 octobre, le gouvernement avait annoncé, pour la toute première fois, qu’il subventionnerait la production de tomates à hauteur de 50 % à 70 % de sa valeur. Concrètement, la filière est gratifiée d’un soutien compris entre 3 600 euros et 6 300 euros par hectare. Les entreprises bénéficieront d’une subvention pour les engrais azotés de 200 millions d’euros et de la mobilisation de 600 000 tonnes d’engrais phosphatés.