Lors d’une conférence de presse le 19 février, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a indiqué que son syndicat était mobilisé pour accueillir au Salon de l’agriculture tous les hommes politiques qui vont faire le déplacement. « Ce sera un moment de vérité très direct ! », a insisté Christiane Lambert. Parmi les sujets qui fâchent : le prix des produits agricoles et le revenu des producteurs, la carte des zones défavorisées simples liée à l’ICHN (handicap naturel) et l’accord de libre-échange avec le Mercosur « qui inquiète les filières bovin viande, volaille, sucre et éthanol ».
Pour autant, elle a insisté sur le fait que la FNSEA « n’est pas seulement un syndicat de pleureurs » et qu’elle « veut communiquer sur le métier plus que sur les produits, c’est-à-dire le bien vivre – ou le mal vivre –, les gestes, le fait que ce métier est connecté aux préoccupations des Français ». Elle signale d’ailleurs que le contrat de solutions sur l’usage des phytos, qui fera l’objet d’une conférence de presse le lundi 26 février « a été très apprécié », y compris « par Nicolas Hulot ». Autres évènements forts sur le stand de la FNSEA : une journée consacrée aux énergies renouvelables le 26 février, un job dating organisé le 27 février. « 150 candidats sont inscrits ».
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Par ailleurs, c’est pendant le Salon de l’agriculture que sera présentée la charte numérique pour la collecte, l’utilisation et la protection des données agricoles, qui est déjà adoptée par les conseils d’administration de la FNSEA et des JA. Le principe est de faire en sorte que l’agriculteur garde la main sur les données que des opérateurs collectent auprès de lui. Henry Bies-Péré, vice-président de la FNSEA, relève quelques enjeux : « Où sont stockées ces données, quelle est la maîtrise de l’usage, faire en sorte qu’il ait le droit de résilier un contrat et de récupérer l’historique de ses données… Il faut que l’agriculteur soit protégé ». Tout l’enjeu est de faire adopter cette charte au plus grand nombre d’opérateurs.