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Au Sommet de l’élevage, Emmanuel Macron à la rencontre des éleveurs inquiets

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Lors d’une visite surprise au Sommet de l’élevage le 4 octobre, le chef de l’État a échangé avec de nombreux éleveurs inquiets du contexte économique et sociétal. Accompagné du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume, Emmanuel Macron n’a pas prononcé de discours formel, se contentant d’une prise de parole sur le grand ring réservé aux concours animaux. D’après l’AFP, le président de la République a proposé aux représentants de la filière bovine que l’État investisse dans des abattoirs via le Grand plan d’investissement promis lors des EGA. « C’est à nous de nous réorganiser, d’investir, (…) il n’y a pas de fatalité » pour la filière bovins viande, a-t-il martelé. « Il y a un acteur qui vous achète la viande au prix le plus bas possible pour faire sa rentabilité, il faut qu’on arrête avec ce système », a-t-il lancé, faisant référence au groupe Bigard, qui détient plus de 40 % du marché de la viande bovine.

« La situation est difficile, je serai à vos côtés aujourd’hui et demain », a assuré Emmanuel Macron, venu « apporter un message d’amitié » aux éleveurs. Lors d’une visite qui a duré cinq heures, il a tenté de se placer dans les pas de son prédécesseur Jacques Chirac, qui jouissait d’une cote d’amour inégalée auprès de la profession agricole. « Aidez-nous ! », ont lancé plusieurs agriculteurs à son passage. Lors d’une déambulation sans débordement, M. Macron a été interpellé sur les sujets d’actualité comme la sécheresse, le dénigrement de l’activité agricole, les retraites ou encore le débat autour des zones de non-traitement. Mais ce sont surtout les accords de libre-échange – en premier lieu le Ceta (UE-Canada) – qui inquiètent les éleveurs. « Les difficultés qu’on a aujourd’hui n’ont rien à voir avec le Ceta !, a rétorqué le chef de l’État. Notre problème aujourd’hui est que nous ne savons pas valoriser correctement ce qu’on produit. » La veille, Jean-Baptiste Moreau et Roland Lescure, deux députés LREM venus participer à un débat sur le Ceta, s’étaient faits expulser du salon par des syndicalistes de la FDSEA et des JA. Un épisode jugé « inacceptable » par le président de la République.

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Deux députés LREM venus participer à un débat sur le Ceta se font expulser