Qualifiant le réchauffement climatique de « défi majeur », George W. Bush s’est engagé le 23 janvier, dans son discours annuel sur l’état de l’Union, à réduire de 20 % d’ici à 2017 la consommation d’essence du pays sur les dix prochaines années grâce à l’utilisation de carburants alternatifs. Se gardant de préconiser la mise en place de quotas en matière d’émissions de gaz à effet de serre, comme c’est le cas notamment dans l’UE, le président américain a assuré qu’il pouvait parvenir à ses fins grâce à une amélioration de la qualité des carburants et une augmentation de la production et de l’utilisation de carburants alternatifs comme l’éthanol. « Diversifier l’approvisionnement énergétique de l’Amérique est une question vitale pour notre pays. Et la meilleure façon d’avancer, c’est l’innovation technologique », a-t-il souligné. Le lendemain, Mike Johanns, le secrétaire à l’agriculture, a annoncé qu’il proposerait, dans le cadre du projet de Farm Bill 2007, de nouveaux financements d’un montant total de 1,6 milliard de dollars pour les énergies renouvelables, notamment la recherche et la production dans le secteur de l’énergie cellulosique.

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La Maison blanche préconise le déblocage de garanties de crédit de 2 milliards de dollars pour cette production. Elle suggère aussi d’instaurer une nouvelle norme de carburants pour l’utilisation de produits de l’agriculture américaine ainsi qu’une « soupape de sécurité » pour éviter les augmentations imprévues des prix des carburants alternatifs et de leurs matières premières.