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Traitement des plantes Avancée en faveur du « bio-contrôle » et des préparations naturelles

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Le député Antoine Herth (UMP) a rendu le 19 avril un rapport commandé par Bruno Le Maire, axé sur le bio-contrôle, dans lequel est traité le cas des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP). Le ministre a annoncé le lendemain des mesures favorisant le développement des techniques de bio-contrôle et l’autorisation prochaine du purin d’ortie.

Après avoir rappelé les objectifs du Grenelle de l’environnement, le rapport explique l’importance du bio-contrôle pour les atteindre. Il détaille les techniques actuelles rassemblées sous ce vocable favorisant la réduction de l’utilisation des pesticides en France avant d’émettre des recommandations. Globalement, il se montre favorable à ces méthodes alternatives et conseille de mieux les développer, en respectant les précautions d’usage, et avec un meilleur suivi de terrain. Les initiatives qu’il examine sont : la réduction des doses, l’utilisation des macro-organismes et des micro-organismes, les stimulateurs de défense naturelles (SDN) et bien entendu les PNPP.
Selon lui, il n’y aurait pas d’ambiguïté réglementaire sur le statut de produit phytopharmaceutique mais des incohérences dans les annexes : « l’annexe II qui donne la liste positive des spécialités autorisées ne concorde pas avec l’annexe I du règlement européen sur l’homologation des spécialités phytosanitaires », écrit le rapport. Pour « stabiliser le statut des PNPP », il préconise d’utiliser « des dispositions du nouveau règlement qui peuvent appeler une réponse innovante ».

Deux voies pour autoriser les PNPP
« Deux voies sont possibles : celles des produits phytopharmaceutiques à faible risque » qui « suivent le même cheminement administratif que les autres préparations mais avec des contrainte allégées » ou « celles des substances de base qui ne sont pas assimilées à des produits phytopharmaceutiques ».
« Ainsi, un certain nombre de PNPP pourraient entrer aisément dans la catégorie des substances de base sans qu’il soit besoin de textes nationaux. Mais par ailleurs, le règlement prévoit clairement qu’une substance de base « n’est pas mise sur le marché en tant que produit phytopharmaceutique » », analyse le rapport.
En résumé les recommandations sont « de publier rapidement les autorisations possibles selon le dispositif réglementaire français actuellement en vigueur » ; « de porter les dossiers au niveau européen pour les produits pouvant être considérés comme substance de base » ; « de stabiliser le statut des PNPP, autres que les substances de base, dans le cadre européen des “substances actives à faible risque” ».
Le rapport se termine avec le constat que si le but de l’agriculture est toujours de nourrir le monde, il faut repenser la méthode « pour mieux respecter l’environnement et mieux répondre aux aspirations des consommateurs. Le bio-contrôle est une des voies pour atteindre ce but ».

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