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Exploitations Avec la Pac, une agriculture familiale « plus compétitive »

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L’agriculture familiale, qui représente 97 % des exploitations de l’UE, deviendra plus compétitive grâce à la réforme de la Pac. C’est du moins ce que prévoit le commissaire européen Dacian Ciolos.

Quelque 11,6 millions d’exploitations, 172 millions d’hectares de terres, 25 millions de personnes impliquées : tels sont, pour l’Union européenne, les chiffres de l’agriculture familiale, mise à l’honneur en 2014 par l’Onu et thème d’une conférence organisée le 29 novembre par la Commission de Bruxelles (1). Selon Dacian Ciolos, la nouvelle Pac permettra « d’avancer vers une agriculture familiale plus compétitive ». Car ce type d’exploitation reste, selon le commissaire européen à l’agriculture, « le meilleur moyen » pour que l’Union soit capable de continuer à assurer une production alimentaire « viable », une gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité, l’emploi et la préservation d’une vie rurale « dynamique », le maintien du « patrimoine culturel et identitaire » des zones rurales.
 
Des aides directes « plus ciblées », un effort « important » pour les jeunes
Plusieurs adaptations apportées par la réforme de la Pac vont favoriser la compétitivité de l’agriculture familiale, estime le commissaire européen : un nouveau système de paiements directs « plus ciblé » sur les exploitants, les secteurs et les régions qui ont des « besoins spécifiques » ; une orientation plus forte vers une agriculture durable, 30% du budget étant liés aux mesures pour préserver l’environnement et le biodiversité ; un effort « important » pour les jeunes, qui recevront « 25 % d’aides directes à l’hectare de plus » dans les cinq années qui suivent leur installations, soutien qui viendra s’ajouter aux mesures d’investissement en faveur des jeunes, disponibles dans le cadre du programme de développement rural.
Autres dispositions citées par Dacian Ciolos pour promouvoir l’agriculture familiale : les services de conseil agricole ainsi que les mesures de diversification, de restructuration, de modernisation, de formation et de transfert de connaissances ; le « renforcement » des organisations de producteurs et des organisations interprofessionnelles ; un soutien pour le développement des systèmes agroalimentaires locaux (circuits courts, produits de qualité et bio) ; une « bonne intégration » de l’agriculture familiale dans la nouvelle politique européenne de recherche et d’innovation européenne.
 
(1) Voir n° 3424 du 02/12/13

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