À l’occasion du forum Planet A, qui s’est tenu dans sa ville de Châlons-en-Champagne, Benoît Apparu a détaillé les différents aspects de son projet « Planet A », cherchant à inscrire la ville dont il est maire sur la carte des endroits qui comptent en matière agro-environnemental.
« Nous voulons devenir la ville de référence en matière d’événementiel, de formation et de communication sur la question agro-environnementale », a lancé le maire de Châlons-en-Champagne lors du forum "Planet A" qui s’est tenu du 27 au 29 juin. Selon Benoît Apparu, cet événement a « vocation à se tenir chaque année » et à « devenir la préparation agricole des prochaines COP ». « Il y a encore beaucoup d’appréhension du côté des ONG, beaucoup d’appréhension du côté des agriculteurs, mais il commence à y avoir de vraies bonnes volontés pour travailler ensemble », juge le maire alors que Planet A rassemble des acteurs des mondes agricole, associatif, universitaire ou du développement venant de 32 pays différents.
Bientôt un Institut des hautes études de l’agriculture
Deuxième axe : le maire de Châlons a le projet de créer un « Institut des hautes études de l’agriculture » ou IHEDA. « J’espère que la première session prendra place en septembre 2019 », a insisté Benoît Apparu alors que le CGAER a rendu un rapport la veille confirmant l’intérêt du projet. Celui-ci « est pour l’instant financé à 90 % par des finances publiques, notamment la mairie, la région et l’État, mais le but est d’inverser la tendance et d’arriver à un financement 50/50. Si on ne trouve pas 30 ou 40 % de fonds privés, c’est que le projet n’est pas bon », a-t-il expliqué. Un équivalent francophone de l’institut « à forte dominante internationale et à destination de l’Afrique » pourrait être créé dans les trois ans si le projet fonctionne.
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Enfin, la mairie de Châlons-en-Champagne vient de lancer les premières études prospectives pour la construction d’une future « cité de l’agriculture ». « Nous voulons un bâtiment ultra-iconique sur le plan architectural », explique Benoît Apparu en prenant pour exemple la Cité du vin de Bordeaux. Cette dernière aura pour but d’accueillir l’IHEDA et les réunions de Planet A ainsi qu’un parcours pédagogique « pour expliquer l’agriculture de demain et accueillir du grand public ».
« Il y a encore beaucoup d’appréhension du côté des ONG et des agriculteurs, mais il commence à y avoir de vraies bonnes volontés pour travailler ensemble »