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Avril et Terrena s’associent dans les oléagineux bio

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Les groupes Avril et Terrena s’associent pour créer Oleosyn Bio, « une filière biologique complète à partir de graines oléagineuses françaises », ont-ils annoncé le 27 septembre. Oleosyn Bio s’organise autour d’une usine de trituration à Thouars (Deux-Sèvres), dont la mise en service commencera « début 2020 » avant que l’outil soit pleinement opérationnel à la fin de l’an prochain, selon un communiqué. Il s’agit de produire « d’une part des protéines végétales bio pour alimenter les filières animales, et d’autre part, des huiles bio 100 % françaises pour le tournesol et le colza » fournis par Terrena, l’approvisionnement en soja, majoritaire, étant assuré par des coopératives partenaires.

Le nouvel outil de trituration à Thouars, d’une capacité d’environ 30 000 t de graines, disposera d’« une ligne à double pression » afin d’enrichir le tourteau en protéines et de mieux valoriser l’huile de 1ère pression à froid, d’après le communiqué. Il s’inscrit dans un « projet complet de filière bio (qui) implique des agriculteurs, des organismes stockeurs, des fabricants d’aliments, des éleveurs, des huiliers et transformateurs » et permet de « contractualiser sur plusieurs années des volumes et des prix, donnant ainsi plus de visibilité et de sérénité à l’ensemble » des acteurs. L’ambition est de développer l’agriculture biologique, ce qui implique de « se focaliser sur les chaînons manquants, et la protéine en est un », d’après Michel Boucly, directeur général délégué d’Avril.

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Sofiprotéol, bras financier de l’interprofession, et Esfin Gestion (Crédit coopératif), partenaire en capital investissement des entreprises de l’économie sociale et solidaire, se joignent à Oleosyn Bio en tant qu’actionnaires. Un appel est lancé pour accueillir d’autres partenaires : « Des coopératives bretonnes seraient les bienvenues », déclare Michel Boucly. Le projet bénéficie par ailleurs du cofinancement de la région Nouvelle-Aquitaine et du fonds Avenir Bio géré par l’Agence Bio, précise le communiqué.

« Pour développer le bio, il faut se focaliser sur les chaînons manquants, et la protéine en est un »