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Céréales/Stratégie Axéréal va développer ses activités d’aval

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Pour s’adapter à la dérégulation et à la volatilité de ses marchés, Axéréal veut consolider ses filières aval et mise donc beaucoup sur ses activités de transformation, qui représentent 24 % de son chiffre d’affaires, soit 680 millions d’euros. Elles sont regroupées sous l’entité Ariane. L’an passé, l’union des coopératives Agralys et Epis-Centre a bien résisté à la conjoncture, malgré un marché de la bière en berne. Elle doit sa réussite notamment à sa diversification et à la force de ses marques.

Axéréal, l’union des coopératives Agralys et Epis-Centre créée en juillet 2009 (1), compte développer ses activités d’aval cette année, regroupées sous l’entité Ariane. « Le marché du grain est en pleine phase de dérégulation et de volatilité et les marges diminuent de plus en plus. La solution est d’intégrer de plus en plus de maillons de la chaine alimentaire et donc de développer nos activités d’aval », explique Dominique Bamas, directeur général d’Axéréal. Le pôle transformation d’Axéréal s’est élevé à 680 millions d’euros l’année dernière, soit 24 % du chiffre d’affaires global. Le but est de développer les débouchés internes du groupe. L’année dernière, sur 5 millions de tonnes de céréales collectées, 2,2 millions ont été commercialisées en interne. « Il faut que nous augmentions encore ce ratio », estime Dominique Bamas, qui souhaite notamment continuer à faire connaître la marque Ebly, détenue en partenariat avec Mars Foods. Par ailleurs, il n’exclue pas une future prise de participation ou une acquisition dans la deuxième transformation.

Etre un acteur global
Le septième malteur mondial compte particulièrement soutenir sa filiale Boortmalt qui a souffert de la crise l’an passé. Les ventes de bières ont baissé et ses clients brasseurs ont accéléré leurs restructurations. En 2010, Axéréal table sur une reprise de la consommation de bières et sur une hausse de ses parts de marché. « Nous devons avoir une approche de joueur global. Les quatre grands groupes Anheuser Busch InBev, SABMiller, Heineken et Carlsberg dominent ce marché, qui fonctionne à coup de concentration. Un acteur local n’a aucune chance de travailler avec eux », explique Dominique Bamas. Boortmalt détient quatre usines en France, en Belgique, en Croatie et en Hongrie. Sa capacité de production s’élèvera cette année à 620 000 tonnes.

Profiter de sa diversification
En 2010, le troisième meunier français va continuer à profiter de sa diversification, qui lui permet de faire face à la conjoncture. En volume en 2008-2009, le groupe a vendu 32 % de sa production de farine chez les artisans, 14 % en GMS (sachet), 18 % à destination des industries utilisatrices, 23 % à destination des boulangeries industrielles et 13 % dans les laboratoires des GMS. Auprès du grand public, Axéréal bénéficie de marques fortes, notamment Banette et Francine. Au rayon épicerie des GMS, un sachet de farine sur cinq est issu de la production d’Axéréal.
Par ailleurs, Axéréal mise toujours sur son pôle animal, qui a connu de bons résultats l’an passé : 320 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 60 000 tonnes d’aliments commercialisés. Le groupe détient 12 sites de nutrition animale en France. Au total, le chiffre d’affaires d’Axéréal a atteint 2,8 milliards d’euros sur son exercice clos le 30 juin 2009, tandis que son Ebitda s’est établi à 168 millions d’euros et son résultat d’exploitation à 100 millions d’euros.

(1) Cf Agra alimentation n°2015 du 10 avril 2008 p 20

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