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Brasseurs de France Baisse de 18,6% des orges de brasserie produits en France en 2010

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Le marché global de la bière consommée en France a baissé de 1,7% en volume en 2010, a indiqué l’association interprofessionnelle des Brasseurs de France, lors d’un point presse à Paris le 4 avril. Parallèlement aux consommations, les productions d’orges brassicoles sont en repli de 18,6% entre les campagnes 2008/2009 (4,3Mt) et 2009/2010 (3,5Mt). Cependant, « le marché de la brasserie aurait atteint un plateau autour des 20Mhl consommés par an en France », d’après le nouveau délégué général des Brasseurs de France, Pascal Chèvremont.

«Depuis cinq ans, le marché de la bière en France représente environ 20Mhl/an. La consommation française semble avoir atteint un plateau », a indiqué Pascal Chèvremont, nouveau délégué général des Brasseurs de France. Selon les chiffres de l’interprofession des brasseurs, la consommation de bière a globalement baissé de 1,7% chez les Français en 2010, pour s’établir à 19,73Mhl, après avoir augmenté de 1,26% en 2009 à 20,07Mhl, par rapport aux 19,82Mhl en 2008.

Baisse des productions d’orges brassicoles en 2010
Parallèlement à la baisse de la consommation française de bière, les volumes d’orge de brasserie produits se sont repliés de 18,6% en 2009/2010 à 3,5Mt, contre 4,3Mt en 2008/2009. D’après les Brasseurs de France, « les trois quarts de la production d’orges sont exportés, plaçant la France au second rang des exportateurs mondiaux d’orges brassicoles ». En termes de production de malt, quatre producteurs français sont dans le top 5 mondial. « La France est le premier pays exportateur au monde de malt avec une production de 1,3Mt, dont 1,015Mt sont exportées (78%) », a d’ailleurs indiqué Pascal Chèvremont. Ainsi, malgré un déclin structurel des consommations de bière en France, les exportations d’orges de brasseries en 2010, principalement à destination du Benelux (2,5Mt), de l’Allemagne (0,75Mt) et de l’Espagne (0,6Mt), continuent à soutenir la production dans l’hexagone.

Des contrats pour ne pas subir la hausse des matières premières
« La filière orge, malt, bière est structurée avec des contrats pluriannuels, de trois ou quatre ans, mentionnant pour les orges les variétés et les qualités exigées », a expliqué Pascal Chèvremont. Selon lui, ces contrats qui rémunèrent la qualité en permettant une visibilité prix, débouchés pour les agriculteurs et sur les approvisionnements pour les malteurs ou les brasseurs, ont permis de lisser les prix dans la filière. Ainsi, « les malteurs et les brasseurs n’auraient pas ressenti les récentes hausses des cours des matières premières », a indiqué Pascal Chèvremont. Selon lui, les agriculteurs peuvent pré-commercialiser une partie de leur production et ainsi assurer une partie de leur trésorerie. Enfin, le délégué général des Brasseurs de France n’a pas eu connaissance de hausses de la bière en grande distribution, les prix et es chiffres d’affaires étant stables chez les brasseurs.

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