Abonné

Viandes de boucherie Baisse de production bovine, porcine et ovine

- - 3 min

Les productions de viande de boucherie ont reculé sur les dix premiers mois de 2009, selon Agreste. Une diminution qui touche tant les filières bovine que porcine et ovine.

Selon le ministère de l’Agriculture, la production des viandes a baissé de janvier à octobre 2009. Dans la filière bovine, la production d’animaux finis sur les dix premiers mois de l’année perd plus de 25 000 têtes par rapport à 2008 malgré une demande intérieure stable. Et en novembre 2009, les abattages de bovins reculent encore de 9 000 têtes. Pour Jean Pierre Fleury, secrétaire général de la FNB (Fédération nationale bovine), ce phénomène trouve ses causes dans l’épisode FCO (Fièvre catarrhale ovine). « On a terminé la période des vêlages sur la campagne 2008-2009 avec 200 000 broutards en moins sur le marché, explique-t-il. Avec la double conséquence, pour la campagne 2009-2010 d’une baisse des exportations de maigre vers l’Italie et d’une baisse de production de jeunes bovins. »
Les abattages de porcs sont eux aussi en recul. Ils baissent de 1,5 % de janvier à novembre 2009 par rapport à la même période de 2008, selon Agreste. Ce n’est qu’en novembre qu’ils se stabilisent, d’après les estimations du ministère de l’Agriculture.

Production ovine « au plus bas »
Quant à la filière ovine, elle n’est pas non plus épargnée par ce repli. Selon Agreste, la production ovine est même « au plus bas ». De janvier à octobre 2009, elle recule de 360 000 têtes par rapport à la même période en 2008. Un phénomène qui n’a rien de nouveau pour Serge Préveraud, président de la FNO (Fédération nationale ovine). « Ce n’est pas depuis la semaine dernière, c’est depuis 25 ans que le nombre de brebis baisse », remarque-t-il. Un recul de production, qui, selon le président de la FNO s’explique par le différentiel des aides par rapport à d’autres production. « C’est une production en concurrence avec une autre production, remarque-t-il. Il s’agit d’une production perdante. À chaque fois que les éleveurs ont pu faire autre chose, ils l’ont fait. C’est une production très technique donc si l’on baisse la garde du point de vue technique, il y a un mauvais rendement. Et donc un manque de revenu qui explique la baisse de la production. Ceux qui sont restés sont ceux qui avaient une technique suffisante. »

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.