Avec un chiffre d'affaires de 4,8 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année, les exportations de vins et spiritueux français affichent un recul de 7,3 % par rapport à la même période de 2013. Une évolution essentiellement liée à l'évolution du marché chinois, après les mesures anti-ostentatoires prises par Pékin depuis le début de 2013 et à l'absence de reprise économique, « des facteurs qui, s'ils ne remettent pas en cause la dynamique et les perspectives de long terme, pèsent sur les performances », indique Christophe Navarre, le président de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS), dans un communiqué publié le 9 septembre. Une situation qui doit, selon lui « renforcer notre détermination, entreprises et pouvoirs publics, à travailler à la compétitivité de notre filière sur les différents marchés ». Plus en détail, pour les spiritueux, dont les ventes reculent de 9 % avec 2,3 millions de caisses pour 1,5 milliard d'euros, l'effet Chine touche essentiellement le cognac (-12 % en valeur) qui représente plus des deux tiers du chiffre d'affaires de cette catégorie de produits. Pour les vins, avec 68,2 millions de caisses (-3,5 %) pour 3,3 milliards d'euros (-7 %), les effervescents sont tirés par la très bonne performance du champagne (+6 % en volume et +8 % en valeur), à l'inverse des vins tranquilles (-12 %) pénalisés par le recul des ventes de Bordeaux (-28 %) particulièrement en Chine. Une dégradation qui s'entend après des années de très fortes progressions. Entre 2009 et 2014, les exportations de bordeaux vers la Chine ont progresse de +168% en valeur et de +231% en volume. Plus globalement, « l'Asie, à la suite de la Chine, est orientée à la baisse, en recul de près de 12,7 % en dépit d'une orientation positive de la Corée du Sud et de la Malaisie », précise le FEVS. Ailleurs, l'Amérique du Nord est en léger retrait (-2,1 %) et l'Europe de 9,2 %, qui, en dépit d'une zone Nord très dynamique (Norvège +11 % et Suède + 7 %) et d'une reprise de la zone Sud (Italie +8 % et Espagne +4 %), subit de plein fouet la situation du Royaume-Uni (-20 %) plaque tournante des réexportations vers la Chine.
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