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Ecophyto 2018 Baisse des ventes des produits phytosanitaires les plus dangereux

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La vente des produits phytosanitaires les plus dangereux a diminué de 87% entre 2008 et 2010. Mais le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire a estimé que l’on « doit pouvoir faire mieux », lors d’une réunion sur le plan Ecophyto 2018 le 26 octobre au ministère de l’Agriculture. L’occasion pour Emmanuelle Soubeyrand, en charge du dossier Ecophyto 2018 au sein de la Direction générale de l’alimentation, de faire le point sur trois ans d’action pour réduire l’usage de produits chimiques en agriculture.

Entre fin 2009 et le 31 juillet 2011, 140 000 professionnels (utilisateurs, distributeurs et conseillers) ont été formés et certifiés aux règles d’utilisation des produits phytosanitaires. C’est lors d’une conférence de presse à Paris le 26 octobre que Emmanuelle Soubeyrand, en charge du dossier Ecophyto 2018 au sein de la Direction générale de l’alimentation, a fait le point sur trois ans d’action pour réduire l’usage des pesticides.
« D’ici octobre 2014, nous devons former 800 000 personnes car le certiphyto sera devenu obligatoire », a souligné Emmanuelle Soubeyrand. De plus, elle a expliqué que les effets de la phase expérimentale du plan Ecophyto sont déjà mesurés. Selon elle, « la vente de substances problématiques pour l’environnement ou la santé humaine a diminué de 87 % entre 2008 et 2010 ». Emmanuelle Soubeyrand a aussi révélé une hausse du recours aux produits de lutte intégrée de 65 % sur la même période. En revanche, le nombre de doses unités (NODU) pour les usages agricoles et non agricoles, hors traitement de semences, a connu une augmentation de 2,6% entre 2008 et 2010, essentiellement en raison d’un usage accru des herbicides. Malgré ces résultats en demi-teinte, le ministère de l’Agriculture va lancer une campagne de communication afin de valoriser les actions collectives des acteurs de l’agriculture pour diminuer l’usage de produits phytosanitaires. Cette campagne, qui devrait être diffusée dans l’ensemble de la presse quotidienne régionale, a un coût global de 877 000€.

Un ministre de l’Agriculture français impliqué
En ouvrant le troisième comité national du plan Ecophyto 2018, le 26 octobre au ministère de l’Agriculture, Bruno Le Maire a tenu à montrer son implication. Autour de la table étaient réunis l’ensemble des partenaires du projet pour discuter de son avancée. Pour Bruno Le Maire, si des avancées ont été mesurées, « on doit pouvoir faire mieux ». Mais il prévient, il ne s’agit pas d’un plan « idéologique » ou d’un empilement de mesures, et, à cela aussi, le ministre veille. Il a d’ailleurs concédé que l’inertie des producteurs agricoles dans l’usage des produits de santé des végétaux était importante, « mais qu’il fallait continuer à mettre la pression pour faire évoluer les comportements ». Cependant, « il ne s’agit pas de montrer du doigt les agriculteurs », a souligné Bruno Le Maire. D’ailleurs le ministre souhaite que les efforts réalisés par l’amont agricole soient valorisés par l’aval. « Les consommateurs doivent consentir à rémunérer les efforts des producteurs », a enfin déclaré le ministre français de l’Agriculture.

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