Abonné

Manifestation Barrage de Sivens : les syndicats agricoles à nouveau divisés

- - 2 min

Les travaux du barrage de Sivens ont commencé le 1er septembre malgré les manifestations. Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, a rappelé que c'est au conseil général de prendre ses responsabilités.

«J'AI été saisie par les associations. C'est au conseil général de décider », a déclaré Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie, à Paris, le 4 septembre, au sujet du barrage de Sivens dans le Tarn. Le déboisement de la zone de construction du barrage a commencé le 1er septembre comme prévu, malgré les oppositions. Nombreuses ont été les réactions syndicales agricoles. La Confédération paysanne soutient les opposants au projet de barrage. « L'usage de la force pour permettre, avec l'argent public, de financer l'irrigation massive de maïs, au détriment de fermes en agriculture paysanne et de la zone humide du Testet, est inacceptable », dénonce le syndicat dans un communiqué, le 1er septembre. Le déboisement, qui donne le coup d'envoi aux travaux contestés par les écologistes, a débuté sous la protection des gendarmes malgré les projectiles jetés par 200 opposants rassemblés à proximité, a constaté l'AFP. La construction du barrage destiné à alimenter en eau les fermes situées à proximité ferait disparaître un réservoir de biodiversité de 13 hectares abritant 94 espèces protégées.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Confédération paysanne
Suivi
Suivre

Les partisans du barrage, dont la FDSEA, l'estiment nécessaire pour sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs. Dans une déclaration ouverte à la presse diffusée le 2 septembre, le secrétaire général de la FNSEA Dominique Barrau défend le principe du barrage de Sivens contre les manifestants qui tentent d'en empêcher la construction. « Ce barrage est une bonne idée, explique-t-il, il s'agit : de retenir l'eau de l'hiver pour arroser les cultures en cas de déficit pluviométrique, l'été ». Dominique Barrau soutient la protection des travaux par le gouvernement qui « se doit et fait bien de défendre l'ouverture de ce chantier ». Alors que « devant l'évidence et le bon sens, on oppose à ce projet idéologie et dogmatisme, (…) la France agricole doit participer au redressement productif du pays dans la sérénité de ceux qui veulent avancer. »