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Chocolat/Résultats Barry Callebaut progresse deux fois plus vite que le marché au premier semestre

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Rassurant sur l’impact de la crise ivoirienne sur son activité, Barry Callebaut a affiché une croissance soutenue au premier semestre malgré le recul de son activité à destination des consommateurs finaux, qui doit d’ailleurs être cédée.

S’il y a des industriels qui auront suivi de près la situation en Côte d’Ivoire, ce sont les chocolatiers. Barry Callebaut était confiant, lors de la présentation des résultats semestriels, dans la possibilité que le conflit se termine rapidement et a affirmé que les restrictions n’avaient pas eu d’impact sur sa production, la majeure partie des fèves ayant été exportées avant l’interdiction des exportations et les autres sites du groupe ayant pu compenser les volumes habituellement produits en Côte d’Ivoire.
Le chocolatier a enregistré un bon premier semestre 2010/2011 (clôture au 28 février), avec des volumes en progression de 7,1 % sur un marché en hausse de 2,6 %. Ce sont les marchés émergents (+ 12,9 %) et les partenariats d’approvisionnement à long terme (+ 38,1 %) qui ont tiré la croissance. Les marchés matures (66 % des volumes), ont pour leur part progressé de 1,5 %.
A 2,7 Mds CHF, le chiffre d’affaires a progressé de 13,2 % en monnaies locales (3,1 % en CHF). Le résultat opérationnel, à 217 M CHF, a gagné 11,4 % en monnaies locales (4 % en CHF) et le résultat net, à 158,8 M CHF, a progressé de 17,1 % (9 % en CHF). Le semestre a été l’occasion de racheter les 40 % restants de Barry Callebaut Malaisie.

Un business model B to B
A noter, la contre-performance des produits pour les consommateurs (13 % de l’activité), dont le volume s’est contracté de 5,5 % et le chiffre d’affaires de 5,4 % en monnaies locales du fait du recul du marché en Allemagne (-7,8 %) et de fortes pressions sur les prix. La majeure partie de cette activité, regroupée dans Stollwerck, doit d’ailleurs être cédée. Car Barry Callebaut ne souhaite pas entrer en concurrence avec ses clients et fait reposer son business model sur une répercussion directe de l’évolution du prix des matières premières (80 % de ses ventes suivent ce principe), une stratégie impossible à adopter avec la distribution.
Barry Callebaut vise une croissance annuelle de 6 à 8 % de son chiffre d’affaires d’ici à 2012/2013. Grâce à l’augmentation de la demande mondiale de chocolat mais aussi à la tendance croissante à l’outsourcing chez les producteurs de chocolat à destination des clients finaux. Cette prévision n’inclut pas les éventuelles opérations de croissance externe, que Barry Callebaut ne cache pas vouloir réaliser.

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