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Biotechnologies BASF abandonne ses demandes d’autorisation de pommes de terre OGM

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Après avoir décidé il y a un an d’abandonner ses recherches sur les OGM en Europe, le groupe allemand BASF a annoncé le retrait de ses demandes d’autorisation de mise en culture pour trois pommes de terre OGM.

Le numéro un mondial de la chimie, l’allemand BASF, a annoncé le 29 janvier avoir décidé de retirer ses demandes d’autorisation de mise en culture dans l’Union européenne pour ses pommes de terre génétiquement modifiées (OGM) Amadéa et Modena, destinées à l’industrie féculière, ainsi que Fortuna, résistante au mildiou. La poursuite d’investissements dans ces projets « ne peut être justifiée en raison des incertitudes au niveau du cadre réglementaire et des menaces de destructions de champs », a expliqué le groupe dans un communiqué. Cette annonce intervient alors que la Commission européenne n’a pas l’intention d’autoriser de nouvelles mises en culture d’OGM tant que les discussions entre États membres sur cette question ne seront pas relancées (1).
En janvier 2012, BASF avait décidé de cesser ses activités de développement et de commercialisation de toutes ses productions OGM en Europe afin de se concentrer en Amérique du Nord et du Sud (2). À l’époque le groupe avait néanmoins décidé de laisser les procédures de demande d’autorisation déjà lancées auprès de l’Union européenne de ses trois pommes de terre transgéniques déjà mises au point, suivre leur cours.

Amflora : un échec commercial

BASF avait mis une dizaine d’années pour obtenir en 2010 l’autorisation de commercialiser dans l’Union européenne de la pomme de terre Amflora (seule plante transgénique avec le maïs MON 810 à être autorisée à la culture dans l’UE) pour finalement arrêter les ventes deux ans tard suite à son échec commercial. Les pommes de terre OGM ne représentent pas un segment très important pour le groupe allemand (moins de 100 millions d’euros investis ces dix dernières années, sur un total de 1,2 milliard pour l’ensemble de la division biotechnologies).
Par ailleurs, le groupe allemand a annoncé dans un communiqué le lancement de recherches sur un maïs OGM résistant aux champignons. Ces études seront menées aux États-Unis. Un autre maïs OGM, tolérant à la sécheresse autorisé à la culture en 2011 aux États-Unis et développé en partenariat avec Monsanto, devrait voir sa commercialisation généralisée cette année ou l’an prochain.

(1) Voir 3383 du 28/01/2013
(2) Voir n° 3334 du 23/01/2012

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