Selon une étude parue le 25 mai dans Nature Ecology & Evolution, la présence du loup, prédateur dominant, « est le principal facteur limitant la présence des chacals dorés », canidés en expansion en Europe. Au-delà de la régulation de la population lupine, « les analyses montrent qu’un effet de " bouclier humain " modifie les interactions entre les deux espèces », peut-on lire dans un communiqué de l’Inrae, qui a coordonné les travaux. « Lorsque les loups sont présents, les chacals se concentrent davantage près des zones habitées, où l’influence des activités humaines semble limiter l’effet négatif des loups sur les chacals. » L’étude montre encore que « 75 % des paysages européens sont potentiellement favorables au chacal doré » (six fois plus que sa distribution actuelle) ; c’est notamment le cas en France, « pays avec la plus forte capacité d’accueil ». L’expansion du loup pourrait réduire de 18 % la surface colonisée par le chacal, sans remettre en cause son développement. Les chercheurs ont combiné « suivis acoustiques, variables climatiques et paysagères, et données exhaustives sur la présence du loup » dans treize pays d’Europe entre 2001 et 2017. Observé pour la première fois en France en 2017, « le chacal doré est un canidé opportuniste au régime alimentaire diversifié » (rongeurs, cadavres), rappelle l’Inrae.
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