Pour la première fois, la firme de produits phytos BASF Agro a organisé une communication portant uniquement sur les bonnes pratiques, au travers d’une conférence de presse qui s’est déroulé le 15 avril à Paris. Le Grenelle de l’environnement est passé par là.
Les temps changent. A l’inverse d’une firme comme Syngenta, communiquer sur les bonnes pratiques agricoles ne faisait jusqu’à présent pas partie de la stratégie de BASF Agro. Il faut croire que le Grenelle de l’environnement et les évolutions réglementaires à venir ont fait tourner le vent, car la société d’origine allemande a organisé pour la première fois le 15 avril à Paris une conférence entièrement consacrée à ce thème. Objectif : montrer les efforts déployés pour réduire les impacts des produits phytos sur l’environnement. Parmi les axes de travail que s’est fixé l’entreprise : la réduction des doses apportées à l’hectare. « BASF a pris l’engagement de remplacer les solvants par des solutions aqueuses », a indiqué Jean-Marc Petat, directeur filières environnement et communication. Fort de l’expérience de sa maison-mère spécialisée dans la chimie, BASF Agro peut avoir accès à 5 000 polymères. De quoi réveiller le monde des produits phytos. Le groupe travaille également sur les outils liés à la diffusion des bonnes pratiques agricoles.
Un logiciel pour apprendre les bonnes pratiques
Dans ce cadre, la firme vient de mettre au point un logiciel ludique destiné à faire passer auprès des agriculteurs les messages réglementaires. Baptisé Educ’phytos, il propose un jeu des 25 erreurs et délivre les messages sous forme de courtes vidéos faisant intervenir des agriculteurs en situation. L’outil a été officiellement présenté à l’occasion du Sifel (Salon international des techniques de la filière fruits et légumes), à Agen, fin février. Il est diffusé par l’intermédiaire des clients de BASF, des partenaires et des prescripteurs, et ne circule pour l’instant qu’à petite échelle, la société s’estimant encore en phase de lancement. « Educ’phytos est le point de départ d’une famille », a indiqué Jean-Marc Petat. Celle-ci pourrait éventuellement s’agrandir avec un Educ’mycotoxines.
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Des tests auprès d’agriculteurs
Le groupe réfléchit également à ses emballages, qui constitue « le premier contact de l’utilisateur avec nos produits », a indiqué Vincent Jacus, responsable « Bonnes pratiques ». Des tests qui seront probablement reconduits ont été menés auprès de deux groupes d’agriculteurs, les uns éleveurs, les autres viticulteurs. « Nous nous sommes rendus compte que nos notices étaient peu lisibles, voire hermétiques », a expliqué le responsable « Bonnes pratiques ». Des changements sont donc intervenus sur le packaging pour rendre les informations plus explicites. Dans le cadre de la lutte contre les pollutions ponctuelles, BASF Agro a également débuté la promotion du procédé Osmofilm, mis au point par le groupe Pantek (voir encadré).
Pour le moment, le groupe ne souhaite pas s’unir avec les autres fabricants de produits phytos pour diffuser ses outils. « Nous voulons nos démarches en propres, qui sont adaptées au suivi de certains produits haut de gamme », a expliqué Jean-Marc Petat.