Dans un communiqué de presse du 13 février, le Bureau de recherches géologiques (BRGM) a répondu aux critiques récemment formulées par le collectif Bassines non merci à l’égard de son expertise sur le projet de réserves de substitution dans les Deux-Sèvres. Pour rappel, celle-ci a été commandée en 2021 par la Coop 79, le maître d’ouvrage de ces projets de réserves. Le BRGM précise que son expertise n’est pas « une étude évaluant toutes les conséquences possibles des prélèvements d’eau envisagés » ou encore un « article de recherche scientifique soumis à l’évaluation » de ses pairs.
Concernant le modèle hydrodynamique, le BRGM précise qu’il « permet de répondre aux questions posées par la Coop 79 » mais reconnaît qu’il ne prend pas en compte « les conditions météorologiques récentes et encore moins futures », puisqu’il est « calé sur la période 2000-2011 ». « Elle permet d’évaluer ce qui se serait passé si les réserves de substitution avaient été mises en place au cours de cette période, sachant qu’elle est représentative de situations météorologiques contrastées », nuance le BRGM. Il estime néanmoins qu’il est « important » de « prendre en compte les évolutions climatiques ».
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Selon le BRGM, « la récurrence de périodes de sécheresse hivernale pourrait conduire de manière répétée à des niveaux de nappe inférieurs aux seuils réglementaires, compromettant le remplissage des réserves certaines années ». Il ajoute qu’une « actualisation couvrant la période 2000-2020 […] devrait aboutir fin 2024 ». « En fonction des besoins exprimés, elle pourrait permettre d’envisager de nouvelles simulations incluant des scénarios sur les effets du changement climatique tel que prédit », avance-t-il.