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Bassines : procès de Sainte-Soline allongé, dégradations à Priaires

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Le procès des organisateurs des manifestations contre les "bassines" à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), interdites par les autorités, se terminera fin novembre, les débats menaçant de s’éterniser jusqu’au bout de la nuit dans un tribunal de Niort surchauffé et transformé en tribune politique. Après environ huit heures de débat le 8 septembre, dans une salle non climatisée, où les cahiers tenaient lieu d’éventails, le président du tribunal correctionnel Eric Durrafour a décidé de reporter la fin de l’audience au 28 novembre. Le procureur de la République de Niort Julien Wattebled a donné son aval pour « la sérénité des débats ». Les neuf prévenus – responsables syndicaux ou militants écologistes – ont quitté la salle d’audience pour se diriger vers le centre-ville où les attendaient des militants venus les soutenir avec des flambeaux. Julien Le Guet, porte-parole du collectif Bassines non merci (BNM), opposant historique à ces réserves d’eau pour l’irrigation agricole, a dénoncé l'« amateurisme » de la justice et un comportement « tellement irrespectueux pour les témoins » qui n’ont pas pu être entendus.

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Le lendemain, la préfète des Deux-Sèvres, Emmanuelle Dubée, et deux syndicats agricoles ont condamné des « dégradations » autour du chantier d’une bassine à Priaires, les opposants à cette retenue d’eau revendiquant de leur côté la chute « de premières grilles ». Dans un communiqué, la représentante de l’Etat évoque « une barricade […] sur la voie publique et la destruction de plusieurs barrières à Priaires », ainsi que la « détérioration d’un compteur d’eau à Mauzé ». Ces faits « seront signalés au parquet », ajoute-t-elle, en affirmant que « plusieurs appels » en ce sens avaient été « lancés par les soutiens » des neuf dirigeants syndicaux et militants écologistes jugés la veille.

Huit heures de débat, salle non climatisée