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RÉSULTATS/PRODUITS LAITIERS Bel en route vers 3 milliards d'euros en 2015

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Pour atteindre son objectif 2015 de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, Bel mise sur le développement de ses marques stratégiques. Au nombre de cinq, elles pèsent 74 % de l'activité du groupe (pour 67 % en 2008). Le mini Babybel, dont les volumes ont progressé de 43 % aux Etats-Unis depuis 2008, voit ainsi ses capacités de production renforcées avec un investissement de 100 millions d'euros dans une nouvelle usine située dans le Dakota. Babybel se place, avec Leerdammer, Kiri et surtout la Vache qui Rit, parmi les 20 premières marques mondiales de fromage. « Nous espérons voir entrer Boursin dans ce top 20 », indique Antoine Fiévet, le p.-d.g. La marque, acquise en 2008 auprès d'Unilever, réalisait 100 millions euros de chiffre d'affaires à l'époque. « Elle a enregistré une croissance de 50 % depuis, dont l'essentiel provient de l'étranger », explique Antoine Fiévet. Après l'Amérique du Nord, c'est au tour du Japon de bénéficier d'un partenariat industriel pour la production. Quant à Leerdammer, qui connaît une croissance annuelle de 5 % depuis 2008, tout en restant une marque très européenne, Bel souhaite la développer sur de nouvelles géographies. Le groupe, qui a largement réduit sa dette depuis l'acquisition de Boursin (elle atteint 54,4 millions d'euros pour 1,2 milliard d'euros de capitaux propres en 2013) dispose en tout cas de la capacité d'investir pour alimenter sa croissance, que ce soit en interne ou via une opération de croissance externe.

UNE CROISSANCE ORGANIQUE DE 5,3 % EN 2013

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Bel, qui annonçait en 2012 vouloir atteindre 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2015 (sans dégradation des marges), estime l'année 2013 conforme à son plan de marche. La croissance organique a été qualifiée de « dynamique », par Antoine Fiévet, p.-d.g., qui chiffre l'impact des effets de change à une centaine de millions d'euros. A 2,65 milliards d'euros, le chiffre d'affaires a progressé de 5,3 % en comparable. Amputée des effets de change, la progression, en données publiées, atteint 2,7 %. Si les ventes du groupe sont tirées par les pays émergents, elles restent soutenues en Amérique du Nord et résistent en Europe de l'Ouest. « Nous investissons tous nos budgets sur peu de marques et nous sommes sur le segment du snacking, qui est porteur », analyse Antoine Fiévet.

Bel affiche de fortes ambitions en termes de croissance pour 2014, mais les projections concernant les marges sont plus prudentes. « On s'expose cette année à une hausse assez forte des matières premières et on s'attend à ce que cela puisse avoir un impact sur nos marges », a déclaré Antoine Fiévet.