La cour d’appel de Dijon a décidé de mettre fin au plan de sauvetage du groupe de spiritueux, présidé par Jacques Rouvroy. Belvédère n’est donc plus sous la protection de la justice face à ses créanciers. Le septième producteur mondial de vodka (marque Danska et Sobieski), également propriétaire de Marie Brizard (Manzanita, Curaçao Bleu), des whisky Glen Roger’s et William Peel, était placé depuis juillet 2008 sous procédure de sauvegarde. Sa dette, évaluée à près de 580 millions d’euros, avait été échelonnée sur dix ans selon un plan homologué en novembre 2009. Le 4 avril dernier, le tribunal de commerce de Dijon avait constaté que Belvédère n’avait respecté aucune des conditions et modalités du jugement arrêtant les conditions du plan et prononcé sa résolution. Du fait du jugement de la cour d’appel de Dijon, tous les délais de paiements qui avaient été octroyés ont été annulés. Les créanciers et porteurs d’obligations à taux variable ont, dans un communiqué, pris acte de la décision. Ils «considèrent que la société doit désormais en tirer les conséquences et faire face à ses obligations» et ajoutent être favorables « à de véritables négociations, concernant le remboursement de la dette, dans un cadre judiciaire approprié garantissant l’exécution par Belvédère et ses filiales des termes d’un éventuel accord ». Ajoutons que l’Autorité des Marchés financiers (AMF) a de son côté requis contre Jacques Rouvroy une amende de 1,1 million d’euros pour fausse information et manipulation de cours. Le verdict concernant cette sanction est attendu pour la fin juin. En Bourse, la cotation des actions Belvédère a été suspendue mardi.
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