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Spiritueux/Restructuration financière Belvédère prolonge de six mois sa procédure de sauvegarde

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Belvédère a obtenu du tribunal de commerce de Dijon une prolongation de six mois de sa procédure de sauvegarde. Grâce à cette procédure, qui a débuté le 16 juillet 2008, le groupe n’a pas à payer immédiatement à ses créanciers un montant de 375 millions d’euros d’obligations pour non respect d’une clause bancaire.

Le tribunal de commerce de Dijon a accepté de prolonger de six mois la procédure de sauvegarde du groupe français de spiritueux Belvédère, qui souhaite ainsi avoir le temps de préparer et soumettre un plan de sortie de cette procédure. Belvédère indique dans un communiqué qu’il soumettra ce plan aux créanciers et au tribunal « en tout état de cause bien avant l’échéance du 16 juillet 2009 ». Belvédère bénéficie de cette procédure depuis le 16 juillet 2008, afin de disposer du temps nécessaire à la réussite de sa restructuration financière. Les créanciers souhaitent un remboursement anticipé d’un emprunt (une obligation à taux variable), d’un montant total de 375 millions d’euros. Ils sont en mesure de demander ce remboursement car fin 2007, selon le commissaire au compte KPMG, Belvédère n’a pas respecté le principe de non-dépassement du rachat de 10 % de ses propres actions.

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Opposition entre un groupe de créanciers et Belvédère

Belvédère est dans une situation financière difficile avec un mauvais résultat financier au premier semestre 2008 (-50,2 millions d’euros), malgré une croissance de ses ventes de 22,1 % au cours des 9 premiers mois de l’exercice 2008, soit un chiffre d’affaires de 875,5 millions d’euros. Selon certains créanciers, aucun progrès n’a été accompli pour redresser la situation financière de la société. Peu avant l’annonce de la prolongation, des créanciers du groupe Belvédère avaient dénoncé le retard pris dans la procédure de sauvegarde du groupe. Ces créanciers ne sont plus défendus par l’Association pour la défense des actionnaires minoritaires (Adam), qu’ils n’ont pas souhaité mandater. Un communiqué fait savoir que Belvédère considère que les créanciers sont « vraisemblablement mal renseignés ». Le groupe Belvédère indique qu’il a « dès le lendemain de la sauvegarde, mis en œuvre les mesures permettant d’établir son plan de sauvegarde. Ce plan sera présenté dans les délais légaux, conformément aux dispositions de la loi, et de nature, d’une part à assurer la pérennité du groupe, d’autre part à satisfaire l’intérêt légitime des créanciers réels de l’entreprise. » En octobre dernier, le tribunal de commerce de Beaune avait déclaré irrecevable la demande d’un grand nombre de porteurs d’obligations à taux variable de mettre fin à la procédure de sauvegarde.