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Brasserie/Résultats Bénéfice en baisse pour SABMiller

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Si le résultat net de SABMiller accuse un ralentissement de 3,2%, il atteint tout de même les 1,674 milliard de dollars pour son exercice 2005/2006. Quant à son chiffre d’affaires, tiré notamment par la récente acquisition de Bavaria, il progresse de 18,6 % à 15,307 milliards de dollars. En pleine guerre des prix sur le marché nord-américain avec son concurrent Anheuser-Busch et souffrant de la hausse des prix de l’aluminium, le numéro trois mondial de la bière ne préfère pas faire de prévision pour son exercice à venir.

Du fait d’éléments exceptionnels, SABMiller a vu son bénéfice net reculer sur son exercice 2005/2006 de 3,2%. Son résultat net s’élève ainsi à 1,674 milliard de dollars. Mais son activité reste soutenue : son chiffre d’affaires a progressé de 18,6% à 15,307 milliards et son bénéfice d’exploitation (Ebita) affiche une hausse de 23,1% à 2,941 milliards. Des hausses qui s’expliquent en partie par l’acquisition du colombien Grupo Empresarial Bavaria en octobre dernier pour 7,8 milliards de dollars, qui a fait du groupe le numéro deux du secteur en Amérique du Sud derrière InBev. Né en 2002 de la fusion du britannique d’origine sud-africaine South African Breweries et de l’américain Miller, le groupe britannique a vu sur son exercice clos fin mars ses ventes augmenter de 19% en volume à 176 millions d’hectolitres. Ramenées à périmètre constant, les ventes du propriétaire des marques Miller, Castle, Pilsner Urquell et Peroni, ne progressent que de 5%.

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Guerre des prix en Amérique du Nord

Le numéro trois mondial de la bière, implanté dans plus de 50 pays, a écoulé particulièrement plus de volumes en Europe et en Chine, avec une croissance organique de 5% en Europe, tirée par la Pologne, la Roumanie et la Russie et une progression de 17% en Chine. L’Afrique du Sud (qui représente plus d’un tiers du résultat) apporte une contribution importante en terme de bénéfice : une contre-performance des ventes en volume a en effet été compensée par la promotion des marques vedettes. En revanche, le marché nord-américain, qui représente 32% des ventes mais seulement 15% de l’Ebita, accuse un ralentissement des ventes. Enfin, le groupe a continué de pâtir outre-Atlantique de la politique de prix agressive de son concurrent Anheuser-Busch, qui détient environ la moitié du marché. SABMiller a en outre souffert des coûts élevés de l’énergie et de l’aluminium d’emballage. Autant de conditions qui rendent l’environnement du groupe britannique « difficile », et qui poussent son directeur général, Graham Mackay, à ne donner aucune prévision de résultat pour 2006.