Après une première alerte fin septembre, la Fnaf est revenue à la charge le 21 octobre sur le dossier de la société Bergams (groupe Norac), spécialiste dans la production de sandwichs frais et produits de snacking pour la RHF, la GMS et le catering notamment. Les salariés en étaient à leur 37e jour de grève sur le site de Grigny (Essonne), sans réponse de la direction à leurs revendications. À l’origine du conflit, l’application depuis le début de l’année d’un accord de performance collective qui se solde pour les salariés par des baisses de salaire mensuelle de « 300 à 800 euros avec, dans le même mouvement, une augmentation du temps de travail », précise la CGT-Fnaf. Et ce alors que le groupe perçoit les aides de l’État. Les syndicats parlent ainsi des « montants faramineux des aides publiques que le groupe empoche" et qu’il utilise à « casser » le potentiel industriel et les emplois.
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Les salariés demandent donc, sans succès jusqu’à présent, « le retrait des accords minoritaires Arme et Apc (1) et le rétablissement de leur niveau de salaire et leur augmentation », lit-on dans le communiqué de la Fédération. Mais pour le moment, la seule réponse obtenue de la direction par les salariés serait, toujours selon la CGT-Fnaf, « le lancement de la liquidation judiciaire du site ». La direction argue du fait que le blocage de l’usine, dont elle avait demandé la levée mais qui a été rejetée par le tribunal d’Evry, « compromet gravement l’exploitation de l’entreprise ». « Cette décision va nécessairement aggraver les difficultés de Bergams, déjà largement fragilisée par la crise du Covid », a déclaré la direction dans un communiqué dans lequel elle indique également faire appel de cette décision.