À l’occasion d’une audition à l’Assemblée nationale le 26 mars, le président de la CGB (betteraviers, FNSEA), Franck Sander a évoqué les prévisions de surfaces 2026. « On risque de tomber à 370 000 hectares, avec -7 % », a annoncé le Bas-Rhinois. « Et, dans le scénario catastrophe, si la tendance reste comme elle l’est aujourd’hui, il suffirait que les céréales augmentent de 20 % et on se retrouverait demain à 300 000 hectares de betterave. Ce qui veut dire qu’on fermerait cinq sucreries supplémentaires, et pas des petites. » L’an passé, les surfaces avaient reculé de 4,9 % par rapport à 2024, retrouvant ainsi le niveau bas de 2023. Par ailleurs, Franck Sander a expliqué que son syndicat « se pose la question de demander un couplage » des aides Pac. Selon une étude de l’ARTB (Association de recherche technique betteravière), 32 % des betteraves européennes reçoivent des aides couplées, dont la moitié est distribuée par la Pologne (73,70 M€) et le reste par de petits pays producteurs, rapportent nos confrères du Betteravier français. Or, « les pays qui allouent des aides couplées ont moins baissé leurs surfaces jusqu’en 2022 et affichent une progression des surfaces depuis 2017, à l’inverse des pays qui n’en allouent pas », rapporte le média spécialisé.
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