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En direct de Bruxelles Bien-être animal : Bruxelles entre réalisme et obstination

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La Commission européenne en est convaincue : « les consommateurs sont prêts à payer une prime de 5 à 20 % pour des produits plus respectueux du bien-être des animaux ». Les fortes pressions exercées par des professionnels peu enclins à se voir imposer de nouvelles contraintes ne devraient donc pas empêcher la présentation, à l’automne prochain, de deux projets clefs pour l’amélioration de la condition animale. Car, depuis le 1er juillet, la présidence suédoise de l’Union multiplie à son tour les pressions pour que l’exécutif européen rende sa copie malgré les réticences de son président, José Manuel Barroso, soucieux de ne pas irriter un peu plus les milieux agricoles avant sa reconduction éventuelle pour un second mandat. Stockholm, qui a fait du bien-être animal l’une des priorités de sa présidence, attend de pied ferme la communication sur l’étiquetage comme le projet de règlement sur la protection des animaux durant le transport. Elle devrait finalement trouver à son goût l’idée des services de la commissaire à la santé, Androulla Vassiliou, qui prônent un étiquetage « réaliste » du bien-être animal. Toute mention obligatoire est pour le moment écartée au profit d’une approche volontaire basée sur un contrôle étroit, par des organismes de certification privés, des allégations vantant les mérites de méthodes de production plus respectueuses des bêtes. Bruxelles espère qu’un nouvel outil de communication auprès des consommateurs permettra de créer une certaine émulation au sein de la filière viande pour des investissements en espaces de détentes des bovins et des volailles et autres méthodes de castration indolores pour les porcins.

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