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En direct de Bruxelles Bien-être animal et compétitivité

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Priorité de la présidence danoise de l’Union, la législation communautaire sur le bien-être animal a besoin d’une cure de jouvence et d’être étayée par des indicateurs scientifiques qui la rendraient plus simple et donc plus aisée à mettre en œuvre. Telle est en tout cas la nouvelle approche envisagée par la Commission de Bruxelles dans la « stratégie » pour la période 2012-2015 qu’elle doit rendre publique prochainement. Le projet de communication sur ce sujet précise néanmoins que l’objectif doit être aussi de « contribuer à améliorer la compétitivité de l’agriculture de l’UE ». La protection des animaux d’élevage pèse de fait sur la rentabilité des exploitants européens, tout comme la fourniture obligatoire d’autres « biens publics » tels que la sauvegarde de l’environnement et des paysages. Tout est sans doute question de dosage. On peut, à ce titre, se poser quelques questions en constatant que, dans un secteur proche, la Commission compte produire une étude sur « le bien-être des poissons d’élevage au moment de l’abattage »... Mais son intention est également de sensibiliser le public et les consommateurs, de les informer afin que les normes européennes deviennent un argument de vente pour la viande. Dans la même optique, Bruxelles analysera l’impact de ces règles sur la compétitivité des agriculteurs de l’UE « dans un monde globalisé ». L’ensemble de ce dossier fera l’objet de nombreuses initiatives de Bruxelles jusqu’en 2015.

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