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Bien-être des animaux en abattoirs, Stéphane Le Foll veut la transparence

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À la suite de nombreuses interventions de sénateurs, Stéphane Le Foll a assuré vouloir plus « de transparence et de communication sur les contrôles » en abattoirs. L’abattoir d’Alès, fermé pour manquement aux règles sanitaires et de bien-être animal, devrait rouvrir bientôt selon le maire de la ville.

« La loi d’avenir agricole va mettre en place la transparence et la communication des contrôles. Cela existe déjà dans les restaurants, ça sera fait dans les abattoirs », a déclaré Stéphane Le Foll le 12 novembre en réponse à la question de la sénatrice Sylvie Goy-Chavent, lors des questions au gouvernement. « J’ai demandé à la direction générale de l’alimentation d’engager un travail de négociation avec les professionnels, dont les conclusions seront publiées au début de l’année 2016 » avait également annoncé Stéphane Le Foll quelques semaines auparavant, à la suite d’une question de la sénatrice Marie-Christine Blandin. De son côté, Sylvie Goy-Chavent a « demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur la pratique dans les abattoirs français ». Elle assure qu’une « soixantaine de sénateurs de toutes sensibilités mais aussi de très nombreux députés soutiennent cette démarche ». Selon Stéphane le Foll, en 2014, « 104 avertissements et 60 mises en demeure ont été donnés aux abattoirs, et 2 agréments ont été retirés ».

L’abattoir d’Alès devrait rouvrir rapidement

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Cet appel des sénateurs comme du ministre de l’Agriculture à plus de transparence fait suite à la fermeture en urgence de l’abattoir d’Alès, quelques semaines plutôt, après la diffusion d’une vidéo par l’association L214, montrant des mauvais traitements administrés aux animaux. Cet abattoir devrait rouvrir rapidement, selon le maire de la ville, afin de ne pas handicaper les filières d’élevage de la région. « Un consensus s’est dégagé entre les principaux acteurs de la filière, les élus et les représentants de l’État pour acter une réouverture rapide » de l’abattoir d’Alès, dans quelques semaines ou un maximum de deux mois, a déclaré Max Roustan, le maire de la ville, le 13 novembre à l'issue d’une réunion avec l’ensemble des membres de la filière. « L’abattoir est essentiel pour la survie de la filière dans cette région d’élevage », a-t-il expliqué. Pour cette réouverture, il sera nécessaire de réaliser des travaux, un audit pour améliorer la structure, et de mener une réflexion, notamment sur la création d’un « comité d’éthique », selon lui. « Nous avons souhaité rouvrir mais pas à n’importe quel prix », a assuré Luc Hincelin, représentant des éleveurs, prônant « des contrôles, de la qualité et une structure durable ». Pour lui, « si demain l’abattoir ferme, tous les éleveurs locaux vont plonger ».

ED (avec AFP)