Pour être désigné comme repreneur de Bio C’Bon par le tribunal de commerce de Paris, qui étudiera les offres le 16 octobre, les candidats améliorent chacun leur proposition. Mais Naturalia a préféré laisser tomber à cause des "zones d’ombre" du dossier.
Alors que les repreneurs potentiels de Bio C’Bon (Biocoop, Auchan, Carrefour et la famille Zouari) sont dans la dernière ligne droite avant l’examen des offres par le tribunal de commerce de Paris le 16 octobre, Biocoop a décidé d’améliorer son dossier. Le duo qu’il compose avec le distributeur Marcel & Fils propose désormais de reprendre tous les salariés des magasins, de la logistique et du siège, mais pas le siège et la logistique, des « outils un peu surdimensionnés », selon le président de Biocoop Patrick de Ronne. Son offre financière (prix de cession de 15 euros pour Biocoop et 11 euros pour Marcel & Fils) va être augmentée « substantiellement », a-t-il aussi indiqué. Un connaisseur du dossier sondé par l’AFP s’attend à une offre d’une vingtaine de millions d’euros. De son côté, Carrefour offre 40 millions d’euros pour la reprise de 107 magasins et 1 029 salariés (repris ou reclassés).
Le groupe Zouari, associé à l’ancien directeur général de Biocoop, Gilles Piquet-Pellorce, a également fait état d’une amélioration de son offre dans un courrier aux salariés de Bio C’Bon, consulté mardi par l’AFP. Il prévoit la reprise de 100 % du parc de 120 magasins, de "100 % du personnel des magasins" et de "100 % du personnel de la logistique et l’ensemble du personnel administratif". En outre, "l’activité transports parisienne sera conservée et accompagnée d’investissements dans des outils informatiques permettant de gagner en efficacité et en confort de travail pour les salariés".
Naturalia n’est plus dans la course
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Naturalia (groupe Casino), associé à l’homme d’affaires Bernardo Sanchez Incera, qui s’était aussi porté candidat à la reprise, a finalement jeté l’éponge. Selon un communiqué des deux repreneurs potentiels daté du 6 octobre, « dans le cadre de la finalisation de leur audit d’acquisition, M. Bernardo Sanchez Incera & Naturalia ont choisi d’un commun accord de ne pas poursuivre le processus de reprise de Bio C’Bon, considérant que les circonstances d’un examen sérieux de ce dossier n’étaient pas réunies. » L’offre qu’ils avaient déposée leur semblait pourtant « la plus crédible et la plus à même d’assurer la pérennité de l’entreprise Bio C’Bon et le maintien de l’emploi. » Ils prévoyaient la reprise de 90 magasins et proposaient des offres de reclassement des salariés.
Sans vraiment apporter plus d’éclairage, Allon Zeitoun, le directeur général de Naturalia (groupe Casino), a indiqué à l’AFP : « Nous avions considéré que cet actif avait un intérêt et avons présenté une offre à la fois pérenne et crédible, mais nous avons estimé que des zones d’ombre multiples ne permettent pas de conclure à l’absence de risques sur cette reprise. » Selon le Figaro, le repreneur n’aurait pas la garantie qu’il deviendrait bien propriétaire de certains fonds de commerce en cas de reprise.