Mises à part quelques indications montrant une baisse des risques d’allergies chez les enfants, peu d’études à ce jour ont été menées pour évaluer l’effet direct de la consommation de nourriture bio sur la santé humaine, constate dans un rapport le service de recherche du Parlement européen. Reste que, pour les produits végétaux issus de l’agriculture biologique, l’absence (ou les faibles niveaux) de résidus de pesticides et surtout des niveaux de cadmium moindres, ainsi que, pour les produits animaux, une concentration plus élevée en acides gras oméga 3 doivent avoir des effets bénéfiques. Enfin l’usage limité des antibiotiques en agriculture biologique réduit le risque global de résistances et donc, indirectement, a un effet bénéfique sur la santé humaine, résume ce rapport.
Dans le cadre des négociations en cours pour la révision de la législation européenne sur le bio, les auteurs notent que la question du déclassement des produits présentant des résidus de pesticides non autorisés (point le plus difficile de la négociation) n’aurait qu’un impact limité sur la santé humaine, la présence de pesticides étant de toute façon minime dans les produits bio. Les Vingt-huit doivent en effet poursuivre les travaux avec le Parlement européen sur la révision de la réglementation de la production biologique que la précédente présidence slovaque du Conseil de l'UE n’a pu conclure (1). La présidence maltaise espère parvenir rapidement à un accord pour que le nouveau règlement puisse être adopté avant le mois de juin.
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Afin d’améliorer encore les bénéfices des produits bio pour la santé humaine, le rapport propose quelques options politiques : renforcer la sécurité alimentaire globale de l’UE, mieux soutenir l’agriculture biologique au travers de soutiens à la production ainsi qu’en investissant dans la recherche et l’innovation et en soutenant des modèles de consommation durable.
(1) Voir n° 3575-3576 du 02/01/2017