La présidence italienne de l'UE cherche à tout prix à parvenir à un compromis du Conseil sur la nouvelle règlementation sur l'agriculture biologique. Mais le texte fait débat au sein des États membres et nombreux sont ceux qui ne seraient pas contre six mois de discussions supplémentaires pour convaincre Bruxelles de revenir sur certaines de ses propositions. D'autant que le Parlement européen, qui vient de nommer son rapporteur sur ce projet, ne prendra pas position avant le mois de mai. Sans même parler d'accord, les derniers échanges entre experts nationaux du groupe de travail du Conseil spécialement dédié à ce dossier montrent que l'Italie, qui en a fait une de ses priorités en matière agricole, aura du mal à trouver « une approche générale partielle ». Le sujet a pourtant été remis au menu de la réunion des ministres de l'agriculture des Vingt-huit au mois de décembre. Ce dernier Conseil agricole sous présidence italienne, qui se tiendra sur deux jours, pourrait voir le Comité spécial agricole se réunir dans la nuit pour accoucher aux forceps d'un accord dans lequel les points les plus problématiques devraient être laissés de côté. Plutôt que retirer son texte, comme le lui ont demandé certains, le nouveau commissaire européen à l'agriculture, Phil Hogan, s'est déjà dit ouvert à apporter certaines modifications aux propositions initiales de Bruxelles – sans donner plus de détails sur les points du règlement qu'il pourrait assouplir. L'entêtement italien à trouver des compromis pourrait lui préparer le terrain.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.