Voilà des mois que les États membres discutent de la révision de la législation sur l'agriculture biologique et au moment de conclure un accord, ce sont toujours les mêmes points, pourtant techniques, qui bloquent. La fréquence des contrôles (tous les deux ou trois ans pour les opérateurs à faibles risques) et la présence de substances non autorisées dans les produits bio concentrent les oppositions. Le moindre changement dans le compromis fait basculer la majorité d'un côté ou de l'autre. La présidence lettonne, qui aura été très active sur ce dossier, devrait quand même parvenir à faire aboutir les discussions. Mais les difficultés qu'elle a rencontrées, tout comme l'Italie avant elle, montrent à quel point les positions des uns et des autres sont éloignées. La prochaine présidence, qui sera assurée par le Luxembourg, disposera donc de très peu de marge de manœuvre dans ses discussions à venir avec le Parlement européen qui est en train d'examiner le texte de son côté. Au milieu, la Commission européenne assure « tout faire pour faciliter ces travaux » mais maintient la pression avec sa menace de retirer son projet si les discussions n'avancent pas suffisamment rapidement. Au fond, pour de nombreuses parties prenantes, ce serait là la meilleure solution.
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