La chaîne de fast-foods bio poursuit son développement en multipliant les ouvertures en propre et en franchisés. La fermeture de ses neuf restaurants puis la réouverture progressive en vente à emporter et livraison retarde un peu son déploiement en France.
Depuis quelques jours, la chaîne de fast-foods Bioburger cherche à lever 500 000 euros sur la plateforme de financement participatif Lita.co, spécialisée dans les investissements à impact. « La levée de fonds se fait sous forme d’obligations non-convertibles générant une rémunération de 7% par an avec une franchise pour les deux premières années », explique Louis Frack, co-dirigeant et co-fondateur avec Anthony Darret, de Bioburger. « Cette solution nous permet de récolter des fonds sans céder une part du capital, ce que nous avions déjà fait précédemment », poursuit-il.
Bioburger a déjà levé 1 million d’euros auprès du fonds Défibio de Biocoop en 2018, ainsi que 350 000 euros auprès de proches la même année. En 2019, 450 000 euros ont été mobilisés, via une levée en capital sur la plateforme Lita. Les deux dirigeants fondateurs détiennent la holding qui contrôle 70% du capital de Bioburger. Biocoop détient 20% de l’entreprise et le solde se partage entre les investisseurs via Lita, la famille et les proches.
Avec ce nouvel apport de fonds, Bioburger va pouvoir financer le développement de la tête de réseau jusqu’à atteindre l’équilibre financier prévu pour 2022. Le parc de 9 restaurants en propre et en franchise va aussi grandir pour atteindre 30 fast-foods d’ici la fin de 2022. Et l’enseigne va pouvoir investir davantage dans le marketing et la communication.
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Réouverture progressive
Les effets de la crise sanitaire et de la fermeture des restaurants depuis la mi-mars se font sentir sur l’activité. « Tous nos restaurants ont fermé, sauf un qui a maintenu son activité en livraison, et nous rouvrons progressivement depuis le 11 mai en livraison et en vente à emporter », explique Louis Frack. Et dans quelques semaines, un service de click and collect sera mis en place. Avant la mi-mars, chaque restaurant générait un chiffre d’affaires annuel autour de 1,1 million d’euros. 5,3 millions d’euros de chiffre d’affaires ont été réalisés en 2019, avec un réseau de 6 restaurants à la fin de 2019. Cette année, le calendrier des ouvertures est perturbé. Après deux restaurants ouverts en février et mars, deux autres vont ouvrir de façon décalée : fin mai à Bordeaux et en septembre à Lyon Part Dieu.
Se gardant de toute prévision chiffrée pour 2020 en raison d’un contexte très évolutif, Louis Frack garde toutefois le moral : « Notre activité est plutôt bien lotie en raison de notre expérience de la vente à emporter que nous maîtrisons, nos menus bon marché et un positionnement bio et responsable plus que jamais dans les tendances de consommation. »