Après deux ans de discussions, la Commission européenne semble avoir enfin réussi à élaborer un texte législatif pour prendre en compte l’impact du changement indirect d’usage des sols dans les émissions de gaz à effet de serre des biocarburants, comme le lui avaient demandé le Conseil et le Parlement européen en 2010. Mais que cette maturation a été longue, entre études scientifiques critiquées et désaccords entre services bruxellois ! D’un côté, l’Union européenne s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % d'ici 2020 par rapport à 1990. De l’autre, les États membres doivent atteindre un taux de 10 % d’énergies renouvelables dans la consommation du secteur des transports d’ici 2020. Concilier ces deux objectifs – qui paraissent de prime abord assez proches – s’est révélé un véritable casse-tête pour les services des deux directions générales de la Commission en charge du dossier : climat et énergie. La première voulant imposer de fortes pénalités aux biocarburants de première génération (produits à partir de cultures alimentaires) ; la deuxième souhaitant un dispositif moins contraignant afin de préserver l’industrie européenne. Au mois de juin dernier, le collège des commissaires n’avait pas réussi à se mettre d’accord. Quelques mois plus tard, un compromis semble devoir être trouvé. Mais les difficultés rencontrées lors de cette première phase du processus législatif augurent de discussions animées dans les mois à venir, que ce soit au Parlement européen ou au Conseil.
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