Le groupe de chimie suisse Clariant a annoncé le 12 décembre dans un communiqué de presse avoir réévalué son usine d’éthanol cellulosique située à Podari, en Roumanie, à la lumière de « ses performances financières actuelles », estimant qu’elle n’avait pas « encore atteint les rendements visés » sans préciser les contours précis de ces derniers. Aussi, l’entreprise a-t-elle conclu une dépréciation des actifs de l’usine d’environ 225 millions de francs suisses (228 millions d’euros). À l’ouverture de l’usine au printemps 2022, Clariant s’était fixé pour objectif de produire 50 000 tonnes d’éthanol cellulosique à partir de 250 000 tonnes de paille. Pour rappel, l’usine de Podari fabrique du bioéthanol de « seconde génération », à partir de déchets agricoles et non de nouvelles cultures. Pour le d.g. de Clariant, Conrad Keijzer, cette technologie reste néanmoins « un pas significatif pour le développement de carburant renouvelable », précise le communiqué. Si sa mise en place à une échelle industrielle demeure « complexe », le groupe assure poursuivre ses efforts pour que la rendre commercialement viable ». En France, la filière bois a pris de l’avance sur l’agriculture en matière de biocarburants avancés.
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