Le commissariat général au Développement Durable, qui dépend du ministère de l’Écologie, a publié le 7 mars un article qui estime nécessaire de prendre en compte les impacts des changements indirects d’affectation des sols (Cas) dans les politiques de développement des biocarburants. Les changements indirects d’affectation des sols sont des conversions de terres naturelles en terres cultivées, occasionnés non pas directement par les cultures destinées à la production de biocarburants, mais par des productions alimentaires suscitées par des déficits alimentaires créés ailleurs, par exemple en Europe. En France, « le développement de la culture du colza et de tournesol a été insuffisant pour satisfaire la demande ce qui a conduit au cours des deux années 2008 et 2009 à une forte augmentation des importations de colza, d’huile de palme et de soja », note l’article. Cela en raison du manque d’huile dû à la production de biodiésel. Il poursuit en soulignant que les importations d’huile de palme et de soja sont « probablement à l’origine de conversions importantes de terres non agricoles en terres cultivées (Malaisie, Indonésie, Brésil, Argentine) ».
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