Le commissariat général au Développement Durable, qui dépend du ministère de l’Écologie, a publié le 7 mars un article qui estime nécessaire de prendre en compte les impacts des changements indirects d’affectation des sols (Cas) dans les politiques de développement des biocarburants. Les changements indirects d’affectation des sols sont des conversions de terres naturelles en terres cultivées, occasionnés non pas directement par les cultures destinées à la production de biocarburants, mais par des productions alimentaires suscitées par des déficits alimentaires créés ailleurs, par exemple en Europe. En France, « le développement de la culture du colza et de tournesol a été insuffisant pour satisfaire la demande ce qui a conduit au cours des deux années 2008 et 2009 à une forte augmentation des importations de colza, d’huile de palme et de soja », note l’article. Cela en raison du manque d’huile dû à la production de biodiésel. Il poursuit en soulignant que les importations d’huile de palme et de soja sont « probablement à l’origine de conversions importantes de terres non agricoles en terres cultivées (Malaisie, Indonésie, Brésil, Argentine) ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…