Le Parlement européen a adopté le 14 septembre sa position sur la révision de la directive Énergies renouvelables proposant de viser une part de 45 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2030 (soit le niveau rehaussé proposé par la Commission européenne suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie). Les amendements, soutenus par des ONG comme Oxfam, Transport & Environment ou Birdlife, appelant de mettre fin au soutien aux biocarburants issus de cultures alimentaires, n’ont pas été adoptés. Ces ONG regrettent que le Parlement ait raté une opportunité de faire baisser la pression sur les prix alimentaire mondiaux. Au contraire, ePure, qui représente les producteurs de bioéthanol européens, estime que ces restrictions supplémentaires qui se seraient ajoutées au plafond de 7 % déjà en place « auraient rendu plus difficile pour les États membres d’atteindre leurs objectifs de décarbonisation et auraient ouvert la porte à davantage d’importations de combustibles fossiles et d’aliments pour animaux ».
Pour le secteur des transports, les eurodéputés ont donc maintenu le plafond de 7 % imposé aux biocarburants issus de cultures alimentaires et veulent que la part des biocarburants avancés et du biogaz dans l’énergie fournie au secteur des transports soit d’au moins 0,5 % en 2025 et d’au moins 2,2 % en 2030, ce qui correspond, là encore, à la proposition de la Commission.
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Des discussions vont maintenant pouvoir démarrer avec les États membres (qui avaient, eux, finalisé leur position fin juin) afin de conclure un compromis sur cette réforme.