Plusieurs ministres de l’Agriculture de l'UE ont exprimé leurs inquiétudes concernant le paquet de propositions de la Commission européenne sur les énergies propres (1). Le sujet a été mis à l’ordre du jour du Conseil agricole le 12 décembre à Bruxelles par la délégation autrichienne qui estime que renforcer les exigences relatives à l’utilisation de la biomasse en tant qu’énergie risquerait de compromettre sérieusement la capacité de l’UE à atteindre ses objectifs climatiques. Le ministre autrichien, Andrä Rupprechter, a également dénoncé l’objectif de limiter à 3,8 % d’ici 2030 la part des biocarburants de première génération pour les remplacer par des biocarburants avancés.
Un certain nombre de pays ont partagé ces craintes – la Pologne, la France, la Hongrie, la Belgique et la Suède. Pour la France, il ne faudrait pas pénaliser les énergies renouvelables (notamment la production d’électricité) et laisser chaque État membre libre de choisir son mix énergétique. À l’inverse, le Danemark a salué les propositions de Bruxelles qui vont permettre la production de biocarburants plus durables.
Le commissaire européen Phil Hogan a simplement estimé qu’il s’agissait d’un paquet équilibré qui constitue « un signal positif pour le secteur ». Il a souligné que la part des biocarburants de première génération n’atteignait que 4,1 % en 2015 et que, par conséquent, le plafond de 3,8 % en 2030 n’entraînerait pas une réduction drastique de la production.
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(1) Voir n° 3572 du 05/12/2016