Le géant allemand de l’agrochimie BASF va tester en plein champ et sous serre les produits de biocontrôle d’Amoéba. « Ces tests à grande échelle, avec un leader mondial de l’industrie chimique, présentent un important potentiel de valorisation pour la société et sont une étape essentielle vers un éventuel partenariat commercial », a souligné le 31 mars dans un communiqué le fondateur d’Amoéba Fabrice Plasson. Le groupe lyonnais avait annoncé quelques jours plus tôt des partenariats similaires avec Stähler Suisse et Certis Europe. Amoéba a pensé pendant longtemps que le premier marché pour ses produits était la désinfection des systèmes de réfrigération mais il a échoué à ce stade à obtenir une autorisation de commercialisation, tant aux États-Unis qu’en Europe. Le groupe affirme - et c’est ce que BASF va vérifier - que son biocide est efficace contre les maladies résistantes aux fongicides, comme le mildiou. Ce traitement repose sur une amibe, Willaertia magna C2c Maky, initialement isolée dans les eaux thermales d’Aix-les-Bains (Savoie). Contrairement à d’autres amibes capables de détruire des micro-organismes, elle est non-pathogène et non-toxique. Mais les autorités sanitaires américaines et européennes craignent qu’elle ne puisse servir de « cheval de Troie » à d’autres pathogènes.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.