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Entreprise Biocoop affiche ses bons résultats et sa différence

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Biocoop affiche des résultats enthousiastes pour 2011. La présence de plus en plus forte de la grande distribution sur le bio pousse le réseau de magasins spécialisés à affirmer ce qui fait sa différence : une bio « paysanne et de proximité ».

Quelque 325 points de vente aujourd’hui, et un objectif de plus de 400 en 2014, et 500 « à terme » : Bioccop affichait, le 21 juin, lors d’un point presse, son enthousiasme. En 2011, ce réseau de magasins spécialisés dans la vente de produits biologiques, principalement alimentaires, affichait une croissance de 10 % de ses ventes en 2011. Elles pèsent ainsi 500 millions d’euros, soit plus de 13% d’un marché qui en représente au total près de 4 milliards, selon les chiffres de l’Agence bio.
Alors que les réseaux traditionnels de la grande distribution se sont lancés dans le bio en rayon dans les linéaires, voire dans des chaines dédiées au bio, Biocoop mise sur son militantisme. Avec un nom créé il y a 25 ans et un fonctionnement coopératif associant les producteurs, les magasins, les associations de consommateurs et les salariés, le réseau prône la différence, et « une bio paysanne et de proximité ». La grande distribution « fait du bio alors que nous faisons de la bio », a résumé Gillles Piquet-Pellorce, directeur général. Le « 1er réseau de magasins spécialisés bio », se veut aussi un acteur de ce mode de production, en siégeant au Comité national de l’agriculture biologique et à la commission qui accrédite les organismes certificateurs. « La priorité pour nous est d’être influents sur le type de bio que nous voulons voir se développer en en France », a confirmé Claude Gruffat, président de Biocoop. Par exemple, en privilégiant nettement l’origine France, qui représente ainsi 70% de la matière première des rayons.

Travailler avec tous les acteurs de la chaîne
Un autre facteur de distinction : la relation aux producteurs et à tous les maillons de la chaine. Biocoop affiche en effet la volonté de « faire du commerce équitable Nord-Nord », explique Claude Gruffat. Cela passe par une discussion « en toute transparence sur les prix et les marges de chacun » ou encore par la contractualisation, ou les essais de valorisation de produits en deuxième année de conversion dans les rayons des partenaires. Le réseau a également lancé une filiale Défi Bio pour soutenir les investissements des producteurs. Ont ainsi été construits un atelier de transformation pour une coopérative produisant du porc en Bretagne, ou encore un silo bio en Poitou-Charente avec la coopérative Corab.

Lendemains difficiles
Enfin, Biocoop a aussi une filiale Biocoop restauration, tournée vers la restauration collective qui pourrait remporter, d’ici à la fin de l’année un « gros appel d’offre », que les dirigeants n’ont pas souhaité détailler. Pourtant, la fin de 2012 et l’année 2013 devraient être plus difficiles, prédisent les représentants de Biocoop. Depuis 2009, le réseau a dû réduire ses coûts pour faire face à la crise, en réduisant notamment ses coûts de structure ou encore les livraison en en magasin.

 

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