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Coopération Biocoop poursuit la structuration de ses filières agricoles

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Le réseau Biocoop annonce un budget de 4 millions d’euros en 2013 pour l’accompagnement financier de ses producteurs, transformateurs et magasins. Sa dernière réalisation concerne un outil de fabrication d’emmental pour Biogam, les fermes bio de Lorraine. D’un point de vue commercial, les magasins affichent +7 % en chiffre d’affaires sur 2012.

Biocoop maintient ses efforts de structuration et de professionnalisation de filières agricoles biologiques. Un budget de 4 millions d’euros est prévu en 2013 pour DéfiBio, filiale ayant comme objectif l’accompagnement financier de l’amont jusqu’à l’aval, ciblant les producteurs, les transformateurs, les magasins. « L’idée est de donner un coup de main aux partenaires quand c’est nécessaire, via du capital développement », a expliqué le président de l’enseigne Claude Gruffat, en conférence de presse le 28 juin. Trois projets ont déjà été menés depuis 2009, dans la viande, les céréales, le lait. Le dernier concerne les fermes bio de Lorraine Biogam, avec en 2012 une participation au financement de la création d’outils de fabrication d’emmental. DéfiBio est intervenu dans les 3 millions d’euros investis par le groupement de producteurs, à hauteur de 10 %, afin de sécuriser sur le long terme les approvisionnements, de dynamiser l’entreprise de transformation, à la fois en capacité de production et d’innovation. Concrètement, la filiale du réseau de magasins bio a injecté 350 000 euros, via une participation au capital, un compte courant bloqué, avec en plus un engagement sur le volume de production. Objectif pour Biogam : passer de 53 tonnes en 2012, sur six mois d’activité, à 320 tonnes en 2013 et 400 tonnes en 2014.
 
Ruptures dans la chaine de production
« Dans le petit monde du bio, les groupements de producteurs mettent en place des outils de transformation par leurs propres moyens, a indiqué Claude Gruffat. Il y a des ruptures dans la construction de chaîne, notamment pour la viande, un secteur éclaté entre l’abattage, la découpe, le conditionnement, la transformation. Résultat, on a pas mal de soucis dans nos quatre filières de production, les fruits et légumes, les céréales, la viande, le lait. Biocoop fait le choix d’intervenir, en apportant des leviers de financement pour racheter, moderniser les outils. » Autre exemple de réalisation impliquant DéfiBio, la construction en 2011 d’un silo à grains pour la Corab, en Vendée.
 
L’activité reste soutenue
Les magasins de Biocoop ont progressé de 7 % en 2012, et enregistrent un bon démarrage (+11 %) sur le début de 2013. L’an dernier, leur chiffre d’affaires s’est établi à 535 M d’euros. « Notre fréquentation, aussi bien que le panier moyen de nos clients, progresse », a souligné le DG Gilles Piquet-Pellorce. « Les consommateurs semblent plus que jamais en recherche d’une meilleure consommation et de valeurs fortes », une envie réactivée par le récent scandale de la viande de cheval, a-t-il commenté. Dans un contexte « d’environnement économique complexe », Biocoop a tenu à réaffirmer ses valeurs de coopération, de transparence et d’équité et son engagement militant en faveur de la défense des producteurs et du commerce équitable. « Plus de 20 % de notre activité répond aux engagements du commerce équitable et nous refusons de nous enrichir sur le dos des autres » et notamment des producteurs, a souligné Claude Gruffat.

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