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Distribution/Résultats Biocoop s’attend à un ralentissement en 2012

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Après une croissance de 2 % en 2010, les ventes du réseau Biocoop (première enseigne bio en France) ont rebondi en 2011. À 500 M EUR, elles ont progressé de 10 % sur un marché en croissance de 11 % et estimé à 3,75 Mds EUR. Pour 2012, l’enseigne table sur 8 % de progression mais reste prudente. « On a observé un tassement de la croissance fin mars et en avril, mais en mai, c’est reparti. Il est difficile de dire comment va se passer l’année. Ça dépendra beaucoup de l’ambiance de la consommation », explique Claude Gruffat, président. Sur début 2012, la croissance s’explique pour moitié par les ouvertures de magasins. « A périmètre constant, nous sommes sur une croissance de 4 %, ce qui traduit un tassement », indique Claude Gruffat. Les ventes se répartissent de la façon suivante : 50 % en alimentaire sec, 22 % en ultrafrais, 16 % en fruits et légumes et 12 % en non-alimentaire. « Nos gammes en vrac (1), qui proposent des produits de 20 à 30 % moins chers que quand ils sont conditionnés, ont connu une croissance significative en 2011 », précise Claude Gruffat. Biocoop comptait 325 points de vente à fin 2011 (336 aujourd’hui), dont 25 nouveaux. D’ici à 4 ans, le réseau voudrait être présent dans toutes les villes de plus 30 000 habitants, soit 540 à 560 points de vente. Sur l’avenir du marché, Claude Gruffat estime qu’il n’y a pas de raison que la croissance n’atteigne pas 10 % si les différents opérateurs continuent de mettre en marché de plus en plus de produits bio. Structure coopérative, Biocoop défend une démarche militante, avec le développement de filières tracées, le plus possible en production de proximité. Face à l’intérêt de la GMS pour la bio, et l’ouverture par Auchan de Cœur de nature, à Brétigny-sur-Orge, Claude Gruffat veut marquer la différence : « Notre objectif est de développer les hectares bio et de recruter de nouveaux consommateurs. L’arrivée de nouveaux acteurs comme la GMS permet de faire parler de la bio et de la développer, mais nous ne faisons pas le même métier. Nous mettons en œuvre une cohérence globale dans les pratiques de distribution de produits bio. Il ne s’agit pas simplement d’un cahier des charges de production bio. »

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