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Biodiesel : la production d’Oleo100 multipliée par cinq en 2020

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La production d’Oléo100 (ester méthylique d’huile de colza à 100 % utilisé dans les moteurs diesel) devrait passer de 6 000 mètres cubes en 2019 à 35 000 en 2020, soit une multiplication par cinq en un an, a indiqué Kristell Guizouarn, directrice « énergies nouvelles et affaires européennes » d’Avril, le 2 décembre. Elle pourrait même atteindre 250 000 mètres cubes en 2023. Par comparaison, la consommation de gazole en 2018 a été de 34 millions de tonnes, selon l’Insee. Celle de biodiesel a été de 2,8 millions de tonnes-équivalent pétrole, selon l’observatoire Eurobserv’er.

L’Oléo100 a été lancé commercialement début novembre 2018 auprès de transporteurs comme Transgourmet, Blondel Voisin, Pihen, Noblet, Vicat et Delisle. Ce biocarburant est vendu à un prix équivalent au gazole, avec l’avantage d’un bilan énergétique positif immédiat, atout que recherchent les entreprises dans le cadre de leurs programmes de RSE (Responsabilité sociale et environnementale), a précisé Kristell Guizouarn. Après la clientèle des transporteurs, le groupe Avril s’attaque maintenant à une nouvelle cible : celle des collectivités locales. La ville d’Alençon (Orne) fera ainsi rouler des bus hybrides fonctionnant au biodiesel à 100 % et à l’électricité. De son côté, la municipalité de Granville (Manche) a signé un partenariat d’expérimentation avec Avril pour ses bus le 29 novembre.

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Pour sa fabrication, l’Oléo100 n’utilise que du colza produit par des agriculteurs français, afin que le biodiesel ne contribue pas à « la déforestation importée ». Ce biodiesel utilisé pur dans les moteurs, donc sans passer par les pétroliers, est produit par le groupe Avril dans ses usines Saipol de Grand-Couronne à Rouen (Seine-Maritime) et le Mériot (Aube). L’Oléo100 n’est pas distribué aux pompes. Il est acheminé par les usines Saipol aux cuves des transporteurs.

Le groupe oléoprotéagineux rappelle que ce produit permet de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport au gazole et qu’il restitue 3,7 fois plus d’énergie qu’il n’en nécessite pour être produit, selon Avril. Pour autant, le produit est taxé à hauteur de 12 centimes par litre, moins toutefois que le gazole, qui est taxé à hauteur de 60 centimes par litre.

Le biodiesel à 100 % restitue 3,7 fois plus d’énergie qu’il n’en nécessite