Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a annoncé, durant la présentation de la stratégie nationale biodiversité (SNB) le 27 novembre à Matignon, le lancement d’un « groupe de travail tri-ministériel » pour « aller vers une division par deux » des dépenses « néfastes à l’environnement ». Ce groupe de travail, dont les travaux commenceront « dès le tout début d’année prochaine » réunira les ministères de la Transition écologique, de l’Agriculture et de l’Économie. « On est en train d’arrêter les contours », a indiqué M. Béchu. Ces travaux visent à apporter « une expertise complémentaire » à un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale en charge du développement durable (IGEDD) rendu « en décembre dernier », a précisé le ministère de la Transition écologique lors d’un débrief avec la presse. Ce rapport « objectivait les besoins en financement sur la biodiversité » et « pointait les subventions néfastes » en particulier au monde agricole.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Par ailleurs, la secrétaire d’État à la Biodiversité Sarah El Haïry a annoncé la création « dès 2024 » d’un service de renseignement pour lutter contre le trafic illégal de ressources naturelles. Baptisé "Tracnat", il sera « à l’image de Tracfin », un service de lutte contre les circuits financiers clandestins chapeauté par Bercy. Interrogé sur le périmètre de Tracnat, le cabinet de Mme El Haïry a précisé qu’il concerne la faune et flore sauvages encadrées par la convention de Washington sur le commerce international (Cites), mais aussi « tous les biens qui potentiellement peuvent entraîner de la déforestation importée (bois, cacao, café…) », ainsi que les minerais et ressources minérales « en particulier issus des zones de guerre, ou qui auraient participé à détruire de la biodiversité à l’étranger ».