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Biodiversité : la France veut s’imposer comme un acteur central

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En annonçant des mesures immédiatement après la publication du rapport de l’IPBES, Emmanuel Macron veut montrer l’ambition de la France sur ces questions, alors que notre pays doit accueillir plusieurs rendez-vous importants sur la biodiversité dans les prochains mois.

Emmanuel Macron a annoncé, le 6 mai, une série de mesures pour la biodiversité, après avoir reçu à l’Élysée plusieurs experts de l’Onu venus lui présenter le rapport de l’IPBES, rendu public le jour même. « C’est la première fois qu’au meilleur niveau scientifique sont établis des faits cruels pour nous tous et qui appellent à l’action », a déclaré le chef de l’État.

Le président de la République a notamment exhorté à « aller plus loin » dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, grâce à des « actions à l’école » dans les « territoires » et à destination des « restaurateurs et des distributeurs ». Il a réaffirmé sa volonté de « réduire de 50 % » l’utilisation des phytos « d’ici 2025 », et de « sortir du glyphosate sur trois ans ».

Sur la protection des sols, le chef de l’État a affirmé avoir demandé « un bilan pour se fixer des objectifs de lutte contre l’artificialisation », et souhaite une « réhabilitation des 20 à 25 % de sols agricoles dégradés par l’utilisation passée de phytosanitaires ». Il a enfin appelé à «  intégrer les critères de la biodiversité dans les critères de négociations de la Pac ».

Une « charte pour la biodiversité »

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Des annonces qui sont intervenues après la clôture du G7 Environnement, organisé par la France, à Metz, en même temps que l’IPBES. Les pays participants (France, Canada, Allemagne, États-Unis, Italie, Japon, Royaume-Uni) ont adopté, le 6 mai, une « charte pour la biodiversité », pour s’engager à « lutter contre l’érosion de la biodiversité au travers d’actions concrètes ». Par ce texte, les États affirment leur volonté « d’appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’un cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020 ». Seuls les États-Unis ont rompu le consensus, exigeant d’ajouter au texte un paragraphe indiquant leur position sur le réchauffement climatique.

Les signataires se sont « félicités » du rapport publié par l’IPBES, mettant en évidence une chute « sans précédent » de la biodiversité partout sur la planète. Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a salué une « réponse concrète et rapide » de la communauté internationale à ce rapport. Dans les prochains mois, la France continuera à accueillir plusieurs évènements important sur la biodiversité. Elle organisera en effet le second sommet du G7 Environnement à Biarritz, en août prochain, et le Congrès mondial de la nature, en juin 2020.

La France organisera le second sommet du G7 Environnement à Biarritz, en août