Le réchauffement climatique n’est pas la seule menace mondiale. La perte de biodiversité au-delà de certaines limites serait aussi catastrophique qu’une augmentation de 2 degrés de la température globale par rapport aux niveaux préindustriels. Les deux phénomènes étant d’ailleurs liés. Or, l’objectif que l’UE s’était fixé en 2001, à savoir enrayer la perte de biodiversité sur son territoire d’ici 2010, ne sera pas atteint. La Commission de Bruxelles va donc proposer une série de pistes et options pour relancer les efforts, avant de préconiser une stratégie en bonne et due forme à la fin de l’année. Dans ce contexte, elle déplore d’ores et déjà que deux questions cruciales ne soient pas réellement abordées au niveau communautaire : la dégradation des sols – le projet de législation dans ce domaine est bloqué depuis longtemps – et les espèces envahissantes. Autre préoccupation : la viabilité économique de plus en plus aléatoire des pratiques agricoles favorables à la biodiversité. Et, sur ce point, la politique de développement rural devrait, selon la Commission, jouer un rôle plus actif. Un défi de plus pour l’agriculture. Et la Pac.
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