La douzième conférence des Nations unies sur la biodiversité qui s'est achevée le 17 octobre en Corée du Sud à Pyeongchang (1) a été marquée par l'entrée en vigueur du Protocole de Nagoya (sur l'accès et le partage des avantages issus de l'utilisation des ressources génétiques de la planète) et un accord sur des objectifs à l'horizon 2020 en termes de ressources financières consacrées à la protection de la biodiversité, notamment le doublement de l'aide aux pays en développement d'ici 2015. Parallèlement, les pays ont adopté la quatrième édition des Perspectives mondiales de la diversité biologique qui évalue à mi-parcours les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020. Ce rapport souligne notamment que l'agriculture est à l'origine de 70% des pertes de biodiversité terrestre. Pour alléger cette pression, « il est donc nécessaire de repenser la manière dont les systèmes alimentaires fonctionnent à l'échelle mondiale », indiquent ses auteurs. « En premier lieu, le gaspillage des denrées alimentaires doit être réduit », mais « des changements réalistes dans la gestion des cultures et du bétail pourraient également réduire substantiellement tant la consommation d'eau que la pollution », indique le document.
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(1) Voir n° 3466 du 13/10/2014