Alors que la Commission européenne tente, difficilement, de finaliser les premiers actes délégués – attendus pour début avril – qui doivent fixer les critères de sélection des investissements « verts » dans le cadre du règlement sur la « taxonomie » adopté au mois de juin (1), ONG et organisations professionnelles s’inquiètent des dispositions prévues pour les bioénergies. L’association représentant l’industrie européenne du bioéthanol, ePure, craint que ces nouveaux critères de durabilité nuisent aux investissements dans les énergies renouvelables en introduisant de nouveaux critères allant au-delà de ceux actuellement en place. Dans une lettre adressée à la commissaire européenne aux Services financiers Mairead McGuinness, dix ministres d’Europe centrale et septentrionale demandent justement que les critères actuels de durabilité de la biomasse, tels que définis dans la directive sur les énergies renouvelables, soient maintenus. L’ONG Les Amis de la Terre, au contraire, dénonce des dispositions insuffisantes qui risquent d’aggraver les crises climatiques et de la biodiversité en classant la bioénergie comme verte. Le projet d’actes délégués prévoit, selon elles, que l’électricité soit considérée comme « durable » si elle est produite à 100 % à partir de biomasse, de biogaz ou de biocarburant.
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