Roquette saisit la balle au bond : en réponse au Plan de développement de l’éthanol, présenté par le gouvernement début février, le groupe a annoncé son intention d’investir 75 millions d’euros en Alsace, pour produire 160 000 tonnes d’éthanol.
Roquette veut prendre une large part au développement du bioéthanol, en France. Le groupe a annoncé son intention d’investir 75 millions d’euros dans son usine alsacienne de Beinheim. Son objectif est de produire quelque 2 millions d’hectolitres de bioéthanol, soit 160 000 tonnes. Au préalable, le groupe de Lestrem (Pas-de-Calais) devra obtenir l’agrément de l’Etat. C’est d’ailleurs en réponse au Plan de développement de l’éthanol présenté par le Premier ministre, le 2 février dernier, que Roquette a dévoilé son projet.
320 000 tonnes
Pour parvenir à l’objectif fixé par l’Union européenne de développer l’incorporation d’éthanol dans les essences à hauteur de 5,75% à l’horizon 2010, le gouvernement affiche sa volonté de tripler la production française à l’horizon 2007. Il va accorder des agréments pour la production de 320 000 tonnes de bioéthanol – le double seulement de ce que Roquette prévoit de produire.
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Une course à l’agrément est donc engagée. L’amidonnier va être en concurrence avec les transformateurs de betterave et de maïs, coopératif notamment.
60 salariés
Pour cette raison, Roquette souligne son intention de transformer quelque 500 000 tonnes de blé d’origine française. Et son intention d’employer 60 personnes pour assurer le fonctionnement de la future unité. Ces salariés rejoindraient les 270 personnes travaillant sur le site de Beinheim qui comporte déjà une amidonnerie de blé (1200 t/jour), une amidonnerie de maïs (1000 t/jour) et produit des amidons de blé, de maïs, de maïs waxy, des sirops de glucose et de l’isoglucose.